Auteur/autrice : Cassiopee

Coquelicots

Chocolat

Texte que j’ai proposé à Chris pour son défi mensuel sur le chocolat dans tous ses états : http://www.poetika17.com/

Avenir

Calendrier

Sélam

Ivraies

Si chaque printemps est une boussole

Indiquant le chemin où naît l’espoir,

Notre planète a perdu le contrôle.

Le chaos prend possession du comptoir.

…

Dans la valise des nuits en partance

Tant de cauchemars cloîtrés au matin

Habitent les douves de la puissance.

Le vent pleure entre les mots orphelin.

…

Pendant que ce monde aux abois chavire

Nous, pauvres laquais, spectateurs usés

Par tous ces grands qui viennent nous occire

Ne savons plus trouver d’autres accès.

…

Au temps échancré par les douleurs vives

J’entends suffoquer les enfants perdus

Dans ces guerres où les joies sont captives.

Mille sacs de rêves ont disparu.

…

Pollution, violences, féminicides

Lézardent notre condition d’humains.

Sommes nous des sauvages bien placides

Pour nous satisfaire du quotidien.

…

Tels les merles apeurés, je traverse

Le vortex pour regagner les feuillages

De cette saison nouvelle où l’averse

Congédiera peut-être les nuages.

…

Les bourgeons vont exploser sur nos arbres

Et les oiseaux font leur nid dans les haies.

Comment chasser la grisaille de marbre

Quand nos chaussures foulent les ivraies *

…

Nota : ivraies : graminées considérées comme herbes sauvages, ou selon un nouveau terme moins poétique : adventices. Ici, le mot est employé bien entendu comme métaphore.

Broussaille

Endimanché

Hasard

Traîne

Jusqu’à l’écorce de mon corps rougi

Tes strophes se souviennent de mon rêve.

Entre deux aubes, naît déjà le cri

Je m’éveille sur le sang de ta grève.

…

Alors, tes bras d’encre lissent le roc

De mon cœur et dans les herbes sauvages,

Le poème sent l’univers d’un bloc

Pour façonner les mots dans les nuages.

…

Mes doigts engourdis dans le matin nu

Embrassent ton souffle vers le grand large.

Nul doute que sur la plage, il a plu.

Sur l’horizon bleu, dérive ta barge.

…

Aux proues de ce moment intact et pur,

Le temps offre son épaule saline.

Cette lueur fauve sur le sol dur

Érafle le flux de l’heure marine.

…

Sous mon corsage de lune, le vent

Lacère ma peau d’écume et frappe

Jusqu’à la syllabe, le firmament

Un frisson en laisse de mer s’échappe.

…

Là où s’étire encore la fleur d’eau,

L’été abreuve ses terres lointaines.

Vogue sur les heures notre bateau,

La houle folle nous prend dans sa traîne.

…

Poème proposé à Chris pour le défi du mois : face à la mer

http://www.poetika17.com/“