Ivraies

Si chaque printemps est une boussole

Indiquant le chemin où naît l’espoir,

Notre planète a perdu le contrôle.

Le chaos prend possession du comptoir.

Dans la valise des nuits en partance

Tant de cauchemars cloîtrés au matin

Habitent les douves de la puissance.

Le vent pleure entre les mots orphelin.

Pendant que ce monde aux abois chavire

Nous, pauvres laquais, spectateurs usés

Par tous ces grands qui viennent nous occire

Ne savons plus trouver d’autres accès.

Au temps échancré par les douleurs vives

J’entends suffoquer les enfants perdus

Dans ces guerres où les joies sont captives.

Mille sacs de rêves ont disparu.

Pollution, violences, féminicides

Lézardent notre condition d’humains.

Sommes nous des sauvages bien placides

Pour nous satisfaire du quotidien.

Tels les merles apeurés, je traverse

Le vortex pour regagner les feuillages

De cette saison nouvelle où l’averse

Congédiera peut-être les nuages.

Les bourgeons vont exploser sur nos arbres

Et les oiseaux font leur nid dans les haies.

Comment chasser la grisaille de marbre

Quand nos chaussures foulent les ivraies *

Nota : ivraies : graminées considérées comme herbes sauvages, ou selon un nouveau terme moins poétique : adventices. Ici, le mot est employé bien entendu comme métaphore.

31 comments on “Ivraies

  1. Bien beau et bien triste poème. Hélas; il faut que le printemps agite des pleurs.

  2. Yvette dit :

    bonjour mon amie beau soleil ici pour l’instant je vais aller faire une petite sieste car la nuit a été bien douloureuse et longue je t’embrasse YVETTE

  3. Yvette dit :

    BONJOUR MON AMIE Et oui la planète est malade et toutes ces guerres me font peur une pensée pour ton amie Danièle qui vit au Liban ..un si beau pays qu’on est entrain de détruire triste tout ça je t’embrasse YVETTE

  4. Cassiopee dit :

    Danièle vit au nord mais comme elle le dit, personne n’est en sécurité nulle part

  5. Bonjour Sedna. J’espère que ton amie Danièle vit dans une zone non bombardée, et surtout que la guerre va s’arrêter. Bonne journée

  6. Yvette dit :

    BONJOUR MON AMIE SOLEIL BIEN TIMIDE IL ‘NOSE PAS SE MONTRER.. PASSE UN BON LUNDI JE T’EMBRASSE YVETTE

  7. nikelle dit :

    Très belle poésie sur le monde d’aujourd’hui où l’incertitude est omniprésente. Les rêves sont en pause. Plus rien ne va. La vie continue, le jour se lève nuit après nuit sans aucun signe de consolation. Amitiés

  8. CorpsRimes dit :

    Bonjour Sedna,

    Poème vibrant d’humanité ! Il fait écho au mien que je republie ce jour.
    Le plus difficile, en ces temps chaotiques et où l’Humanité entière, semble perdue, dans ces conflits sans cesse répétitifs par l’Homme, c’est de garder l’espoir en une paix.
    La voix des poètes s’exprime et hurle à ce monde, son engagement à l’appel de la paix et des coeurs qui résonnent et éclairent par leur lumière, afin d’éveiller les consciences.
    Que les grands de ce monde, ne se croient pas au-dessus de la justice divine !
    Merci Sedna, et ma rose pour le Liban et les pays meurtris par la guerre et l’obscurantisme des Hommes !

  9. Il faut être unis dans le courage pour résister à ce monde où règne la loi du plus fort.
    Bon dimanche.

  10. Barbara Auzou dit :

    Si juste et si nécessaire…

  11. Annie dit :

    Bonjour et bon dimanche Sedna,
    Ce poème est magnifique car il a tout dit de l’horreur de notre monde actuel tandis que les animaux tentent de poursuivre leur petite existence normale et joyeuse… Sommes nous donc des monstres ?!
    Merci et bravo Sedna !
    Annie

  12. L’entêtement de l’homme dans l’erreur est terrible. Errare humanum est, perseverare diabolicum.

  13. daniel dit :

    Il ya ceux qui décident de la guerre, au calme dans leurs bureaux bien protégés et ceux qui font la guerre sous les bombes et les missiles ! Quand donc les guerres cesseront-elles ?

  14. Marie-Luce dit :

    Pour que l’ivraie n’envahisse pas notre chemin,
    perséverons à être “exemplaires” et gardons l’espoir …

  15. Yvette dit :

    bonjour dans ce monde brute, il est bon de te lire je te souhaite un bon week-end..sous la pluie chez nous!! je t’embrasse Yvette

  16. Rose63 Golondrina63Auv dit :

    L’ivraie n’a pas d’armée,
    elle a des mots, des rumeurs, des colères.
    l’ivraie renvoie souvent à la parabole du bon grain et de l’ivraie
    Où le mal se mêle au bien et pousse parmi lui
    Une rumeur devient un drapeau
    Une peur devient un cri
    Et la foule marche
    Sans savoir qui sème
    L’ivraie ne porte pas d’épée.
    Elle parle
    et les hommes s’entretuent.
    J’ai une pensée émue pour tous ces peuples qui souffrent …

  17. Rose63 Golondrina63Auv dit :

    Dans le champ du monde
    La guerre pousse comme l’ivraie parmi le blé
    Elle ressemble parfois à la justice ou à la défense
    Mais elle étouffe toujours la vie des petits
    Les discours des puissants sèment de l’ivraie dans les esprits
    Jusqu’à ce que les peuples ne distinguent plus la vérité de la peur
    La guerre laisse dans la mémoire des hommes une ivraie tenace
    Même quand le champ est en paix, ses racines continuent d’empoisonner la terre
    Dans les réseaux et les écrans
    L’ivraie des mensonges se répand plus vite que la vérité
    Hélassssssss
    Dans le grand champ du monde
    Les hommes croyaient semer le blé.
    Mais la nuit, silencieuse et froide
    Quelqu’un a semé l’ivraie
    L’ivraie n’a pas d’armée
    Elle a des mots, des rumeurs, des colères.
    Et laissent des âmes en pleurs des deux côtés
    J’ai une pensée pour toutes ces personnes qui souffrent …
    Bon vendredi à toi
    Rose

  18. Hayat dit :

    Nous sommes si affectés par ce qui se trame au-delà de nos quotidiens parfois protégés. J’ai lu ton poème comme un cri las, épuisé, mais fort dans sa puissance. L’actualité nous tire effectivement vers le bas sur le plan moral en dépit de nos chants de paix si dérisoires face aux malheurs des guerres.

    J’ai appris des mots avec ton texte. Je connaissais le mot “vortex” sans en savoir la définition. Tu m’as incitée à aller le chercher… Idem pour les ivraies que j’avais oubliées.

    Je crois que nous sommes beaucoup à être dans l’esprit de ton poème en ce moment. Comment ne pas l’être ?

    Au fond, entre poètes, on se comprend et peut-être devons-nous porter encore l’espoir, ne serait-ce que pour nous-mêmes et nos lecteurs.

    Je m’accroche aux bourgeons de ton texte et à ceux que je vois poindre sur la végétation autour.

  19. Marie Minoza dit :

    J’ai relu ton poème…
    Juste pour te dire qu’il porte toute la souffrance de ces gens, hommes, femmes et enfants qui perdent tout, leurs maisons, leurs souvenirs et ceux qu’ils aiment et survivent dans les ruines de leur pays…

  20. Marie Minoza dit :

    Tes mots savent dénoncer tout en nuances la violence, la guerre, la haine …
    Ne restnte que notre silence et notre impuissance face à ce monde devenu fou…
    En ce moment j’aime écouter cette chanson de Jacques Brel

    « Derrière la saleté
    S´étalant devant nous…

    Plus loin que les frontières
    Qui sont de barbelés
    Plus loin que la misère
    Il nous faut regarder

    Il nous faut regarder
    Ce qu´il y a de beau
    Le ciel gris ou bleuté
    Les filles au bord de l´eau ( x 2)
    L´ami qu´on sait fidèle
    Le soleil de demain
    Le vol d´une hirondelle
    Le bateau qui revient

    Par-delà le concert
    Des sanglots et des pleurs
    Et des cris de colère
    Des hommes qui ont peur
    Par-delà le vacarme
    Des rues et des chantiers
    Des sirènes d´alarme
    Des jurons de charretier
    Plus fort que les enfants
    Qui racontent les guerres
    Et plus fort que les grands
    Qui nous les ont fait faire

    Il nous faut écouter
    L´oiseau au fond des bois
    Le murmure de l´été
    Le sang qui monte en soi (x 2)
    Les berceuses des mères
    Les prières des enfants
    Et le bruit de la terre
    Qui s´endort doucement »

  21. fifi dit :

    Tu as le talent de mettre en mots notre monde fou et violent !
    Créer est un contre-pouvoir dont il faut user et abuser
    Merci !
    Belle journée à toi !

  22. Minik do dit :

    Le sujet est triste et tes strophes sont belles…
    Bonne journée Sedna

  23. Tes mots chère amie résonnent avec une force douloureuse. Ce contraste entre les bourgeons qui explosent et le chaos du monde est un cri que nous portons tous. Merci de mettre de la poésie là où l’humanité semble s’effacer.

  24. Cathie Flore dit :

    “J’entends suffoquer les enfants perdus
    Dans ces guerres où les joies sont captives.
    Mille sacs de rêves ont disparu.”
    Eh, malheureusement, c’est très poignant. Percevons-nous bien ce qui se passe, au Soudan, en Ukraine, en Iran… Espérons, tout de même, et faisons la paix en nous et autour de nous.

  25. Thé Ache dit :

    il y a des endroits qui persistent à donner des signes d’espoir : quelques oiseaux et des fleurs, mais le contexte est véritablement alarmant on ne peut fermer les yeux et les oreilles on entend ce qui se passe dans le monde… la crainte et l’angoisse nous étreignent, reste à dire et dire encore ce qui peut être notre force ?

  26. Laurence C. dit :

    Ils sont vraiment beaux et touchants tes poèmes.
    Quand défilent les mots de celui -ci, je ressens de la tristesse et de la douleur quant à la déliquescence de notre planète.
    Mais l’espoir est toujours là !

    Bonne journée Sedna.

  27. Yvette dit :

    BONJOUR MERCI DE CES BONS MOTS ..LE MONDE EST TELLEMENT GRIS J’ANGOISSE BEAUCOUP ET NE REGARDE PLUS LES INFOS…je t’embrasse ton amie YVETTE qui rêve d’un monde meilleur..

  28. canardjaune dit :

    bonsoir Sedna : Le printemps arrive et c’est tant mieux. Hélas l’incurie des dirigeants de cette planète atteint son paroxysme. et comme toujours ce sont les innocents qui payent. Quand je vois le regard de femmes et enfants traumatisés sous ces déluges de feu; j’ai mal. Nos présidents sont devenus des cow-boys sans foi ni loi.

  29. Bonjour,
    Le printemps est le renouveau. On se dit que tout va changer mais ce que nous vivons ce que nous entendons présentement fait mal.
    Merci pour tes mots. Douce semaine.

  30. Bonjour Sedna. Le printemps arrive mais la violence est toujours là : terrorisme, guerres, féminicides.

  31. Marie dit :

    Ce poème me parle beaucoup tu dois t’en douter. Il fait un bel écho à celui que j’ai posté hier dimanche. Merci Sedna.

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