Ivraies
Si chaque printemps est une boussole
Indiquant le chemin où naît l’espoir,
Notre planète a perdu le contrôle.
Le chaos prend possession du comptoir.
…
Dans la valise des nuits en partance
Tant de cauchemars cloîtrés au matin
Habitent les douves de la puissance.
Le vent pleure entre les mots orphelin.
…
Pendant que ce monde aux abois chavire
Nous, pauvres laquais, spectateurs usés
Par tous ces grands qui viennent nous occire
Ne savons plus trouver d’autres accès.
…
Au temps échancré par les douleurs vives
J’entends suffoquer les enfants perdus
Dans ces guerres où les joies sont captives.
Mille sacs de rêves ont disparu.
…
Pollution, violences, féminicides
Lézardent notre condition d’humains.
Sommes nous des sauvages bien placides
Pour nous satisfaire du quotidien.
…
Tels les merles apeurés, je traverse
Le vortex pour regagner les feuillages
De cette saison nouvelle où l’averse
Congédiera peut-être les nuages.
…
Les bourgeons vont exploser sur nos arbres
Et les oiseaux font leur nid dans les haies.
Comment chasser la grisaille de marbre
Quand nos chaussures foulent les ivraies *
…
Nota : ivraies : graminées considérées comme herbes sauvages, ou selon un nouveau terme moins poétique : adventices. Ici, le mot est employé bien entendu comme métaphore.
Bien beau et bien triste poème. Hélas; il faut que le printemps agite des pleurs.
bonjour mon amie beau soleil ici pour l’instant je vais aller faire une petite sieste car la nuit a été bien douloureuse et longue je t’embrasse YVETTE
BONJOUR MON AMIE Et oui la planète est malade et toutes ces guerres me font peur une pensée pour ton amie Danièle qui vit au Liban ..un si beau pays qu’on est entrain de détruire triste tout ça je t’embrasse YVETTE
Danièle vit au nord mais comme elle le dit, personne n’est en sécurité nulle part
Bonjour Sedna. J’espère que ton amie Danièle vit dans une zone non bombardée, et surtout que la guerre va s’arrêter. Bonne journée
BONJOUR MON AMIE SOLEIL BIEN TIMIDE IL ‘NOSE PAS SE MONTRER.. PASSE UN BON LUNDI JE T’EMBRASSE YVETTE
Très belle poésie sur le monde d’aujourd’hui où l’incertitude est omniprésente. Les rêves sont en pause. Plus rien ne va. La vie continue, le jour se lève nuit après nuit sans aucun signe de consolation. Amitiés
Bonjour Sedna,
Poème vibrant d’humanité ! Il fait écho au mien que je republie ce jour.
Le plus difficile, en ces temps chaotiques et où l’Humanité entière, semble perdue, dans ces conflits sans cesse répétitifs par l’Homme, c’est de garder l’espoir en une paix.
La voix des poètes s’exprime et hurle à ce monde, son engagement à l’appel de la paix et des coeurs qui résonnent et éclairent par leur lumière, afin d’éveiller les consciences.
Que les grands de ce monde, ne se croient pas au-dessus de la justice divine !
Merci Sedna, et ma rose pour le Liban et les pays meurtris par la guerre et l’obscurantisme des Hommes !
Il faut être unis dans le courage pour résister à ce monde où règne la loi du plus fort.
Bon dimanche.
Si juste et si nécessaire…
Bonjour et bon dimanche Sedna,
Ce poème est magnifique car il a tout dit de l’horreur de notre monde actuel tandis que les animaux tentent de poursuivre leur petite existence normale et joyeuse… Sommes nous donc des monstres ?!
Merci et bravo Sedna !
Annie
L’entêtement de l’homme dans l’erreur est terrible. Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Il ya ceux qui décident de la guerre, au calme dans leurs bureaux bien protégés et ceux qui font la guerre sous les bombes et les missiles ! Quand donc les guerres cesseront-elles ?
Pour que l’ivraie n’envahisse pas notre chemin,
perséverons à être “exemplaires” et gardons l’espoir …
bonjour dans ce monde brute, il est bon de te lire je te souhaite un bon week-end..sous la pluie chez nous!! je t’embrasse Yvette
L’ivraie n’a pas d’armée,
elle a des mots, des rumeurs, des colères.
l’ivraie renvoie souvent à la parabole du bon grain et de l’ivraie
Où le mal se mêle au bien et pousse parmi lui
Une rumeur devient un drapeau
Une peur devient un cri
Et la foule marche
Sans savoir qui sème
L’ivraie ne porte pas d’épée.
Elle parle
et les hommes s’entretuent.
J’ai une pensée émue pour tous ces peuples qui souffrent …
Dans le champ du monde
La guerre pousse comme l’ivraie parmi le blé
Elle ressemble parfois à la justice ou à la défense
Mais elle étouffe toujours la vie des petits
Les discours des puissants sèment de l’ivraie dans les esprits
Jusqu’à ce que les peuples ne distinguent plus la vérité de la peur
La guerre laisse dans la mémoire des hommes une ivraie tenace
Même quand le champ est en paix, ses racines continuent d’empoisonner la terre
Dans les réseaux et les écrans
L’ivraie des mensonges se répand plus vite que la vérité
Hélassssssss
Dans le grand champ du monde
Les hommes croyaient semer le blé.
Mais la nuit, silencieuse et froide
Quelqu’un a semé l’ivraie
L’ivraie n’a pas d’armée
Elle a des mots, des rumeurs, des colères.
Et laissent des âmes en pleurs des deux côtés
J’ai une pensée pour toutes ces personnes qui souffrent …
Bon vendredi à toi
Rose
Nous sommes si affectés par ce qui se trame au-delà de nos quotidiens parfois protégés. J’ai lu ton poème comme un cri las, épuisé, mais fort dans sa puissance. L’actualité nous tire effectivement vers le bas sur le plan moral en dépit de nos chants de paix si dérisoires face aux malheurs des guerres.
J’ai appris des mots avec ton texte. Je connaissais le mot “vortex” sans en savoir la définition. Tu m’as incitée à aller le chercher… Idem pour les ivraies que j’avais oubliées.
Je crois que nous sommes beaucoup à être dans l’esprit de ton poème en ce moment. Comment ne pas l’être ?
Au fond, entre poètes, on se comprend et peut-être devons-nous porter encore l’espoir, ne serait-ce que pour nous-mêmes et nos lecteurs.
Je m’accroche aux bourgeons de ton texte et à ceux que je vois poindre sur la végétation autour.
J’ai relu ton poème…
Juste pour te dire qu’il porte toute la souffrance de ces gens, hommes, femmes et enfants qui perdent tout, leurs maisons, leurs souvenirs et ceux qu’ils aiment et survivent dans les ruines de leur pays…
Tes mots savent dénoncer tout en nuances la violence, la guerre, la haine …
Ne restnte que notre silence et notre impuissance face à ce monde devenu fou…
En ce moment j’aime écouter cette chanson de Jacques Brel
« Derrière la saleté
S´étalant devant nous…
Plus loin que les frontières
Qui sont de barbelés
Plus loin que la misère
Il nous faut regarder
Il nous faut regarder
Ce qu´il y a de beau
Le ciel gris ou bleuté
Les filles au bord de l´eau ( x 2)
L´ami qu´on sait fidèle
Le soleil de demain
Le vol d´une hirondelle
Le bateau qui revient
Par-delà le concert
Des sanglots et des pleurs
Et des cris de colère
Des hommes qui ont peur
Par-delà le vacarme
Des rues et des chantiers
Des sirènes d´alarme
Des jurons de charretier
Plus fort que les enfants
Qui racontent les guerres
Et plus fort que les grands
Qui nous les ont fait faire
Il nous faut écouter
L´oiseau au fond des bois
Le murmure de l´été
Le sang qui monte en soi (x 2)
Les berceuses des mères
Les prières des enfants
Et le bruit de la terre
Qui s´endort doucement »
Tu as le talent de mettre en mots notre monde fou et violent !
Créer est un contre-pouvoir dont il faut user et abuser
Merci !
Belle journée à toi !
Le sujet est triste et tes strophes sont belles…
Bonne journée Sedna
Tes mots chère amie résonnent avec une force douloureuse. Ce contraste entre les bourgeons qui explosent et le chaos du monde est un cri que nous portons tous. Merci de mettre de la poésie là où l’humanité semble s’effacer.
“J’entends suffoquer les enfants perdus
Dans ces guerres où les joies sont captives.
Mille sacs de rêves ont disparu.”
Eh, malheureusement, c’est très poignant. Percevons-nous bien ce qui se passe, au Soudan, en Ukraine, en Iran… Espérons, tout de même, et faisons la paix en nous et autour de nous.
il y a des endroits qui persistent à donner des signes d’espoir : quelques oiseaux et des fleurs, mais le contexte est véritablement alarmant on ne peut fermer les yeux et les oreilles on entend ce qui se passe dans le monde… la crainte et l’angoisse nous étreignent, reste à dire et dire encore ce qui peut être notre force ?
Ils sont vraiment beaux et touchants tes poèmes.
Quand défilent les mots de celui -ci, je ressens de la tristesse et de la douleur quant à la déliquescence de notre planète.
Mais l’espoir est toujours là !
Bonne journée Sedna.
BONJOUR MERCI DE CES BONS MOTS ..LE MONDE EST TELLEMENT GRIS J’ANGOISSE BEAUCOUP ET NE REGARDE PLUS LES INFOS…je t’embrasse ton amie YVETTE qui rêve d’un monde meilleur..
bonsoir Sedna : Le printemps arrive et c’est tant mieux. Hélas l’incurie des dirigeants de cette planète atteint son paroxysme. et comme toujours ce sont les innocents qui payent. Quand je vois le regard de femmes et enfants traumatisés sous ces déluges de feu; j’ai mal. Nos présidents sont devenus des cow-boys sans foi ni loi.
Bonjour,
Le printemps est le renouveau. On se dit que tout va changer mais ce que nous vivons ce que nous entendons présentement fait mal.
Merci pour tes mots. Douce semaine.
Bonjour Sedna. Le printemps arrive mais la violence est toujours là : terrorisme, guerres, féminicides.
Ce poème me parle beaucoup tu dois t’en douter. Il fait un bel écho à celui que j’ai posté hier dimanche. Merci Sedna.