Nuit
Sur l’égouttoir des jours, une mésange
Accueille ce grand silence installé
Entre les branches, que rien ne dérange.
L’hiver placarde son gel dépeuplé .
…
Le chemin qui s’élève vers la cime
D’un autre horizon est bien caillouteux.
Ne pas tomber dans l’ombre et son abîme
Couturés de passages hasardeux.
…
Mais le matin dévore la lumière
Qui craque déjà sur notre sentier.
Le froid dégouline de la bruyère
Résistante à son vieil arbalétrier.
…
Les bras chargés d’heures et d’espérance,
J’attends que les branchages gorgés d’eau
Reprennent leur éphémère jactance.
D’herbe en herbe, le temps perd son fardeau.
…
Un feu réchauffe la nuque des strophes.
Ici, mon cœur couve nos souvenirs.
La porte ouvre les enclos limitrophes
Aux foyers inassouvis des désirs.
…
Si je traîne du bois mort sur l’épaule,
Mon âme hume l’été qui se construit.
L’alphabet réfugié contre le saule
Ignore enfin les flaques de la nuit.
…
La nuit passe, l’hiver passera aussi …
Les branches lourdes de pluie vont s’ébouriffer !
🌿🌦️🌈
Quel souffle ! Passer de la lecture des classiques à votre propre poésie est un enchantement. On y retrouve cette même exigence du mot juste. Ce « bois mort sur l’épaule » qui prépare l’été est une image magnifique. Merci pour ce moment de grâce.
En ce moment, je ne vois pas trop le ciel, que ce soit la nuit ou le jour. Le matin tout bleu a laissé place à l’après-midi et à la pluie, puis, en fermant les volets, la lune ressemblait à un vieux phare dans le brouillard et la nuit. Ton poème est épatant.
Les nuits d’hiver ont leur charme poétique indéniable. On est en plein dedans ! Bravo.
bonjour mon amie juste pour te souhaiter un agréable mardi…départ du fils ce matin…la semaine a passé bien trop vite je t’embrasse YVETTE
Un très beau poème Sedna, qui parle d’un renouveau qui se profile, d’une belle espérance quand le coeur est encore en hiver ♥♥♥
De magnifiques images…
Grand merci Sedna…
Je croyais avoir déjà mis un commentaire… Mais aujourd’hui, “ton” petit rouge gorge me fait de l’œil !!!
Bonjour et bon dimanche Sedna,
L’hiver avance à grands pas et nous nous rapprochons des chemins d’espérance !!!
Bravo et amitiés.
Annie
“Les bras chargés d’heures et d’espérance” nous préparent de jolis et bons moments. L’été se construit en silence, tout doucement, mais certainement y aura-t-il encore des allées et venues dans le tunnel froid de l’hiver.
très beau poème avec toutes ces images poétiques qui font rêver , peignant des peintures mystérieusement dans notre imagination!
Je ne retiendrai que ton âme qui hume l’été qui se construit. Voilà un futur bien engageant 😉
Bises amie
La nature endormie va se réveiller doucement. Déjà les prémices avec les tulipes et les jonquilles qui sortent de terre !
BONJOUR MON AMIE Pour moi je hais les nuits ..mes douleurs supportables le jour ne le sont pas la nuit .. hâte d’être au 4 février ..je t’embrasse ton amie YVETTE
Bizarre, j’avais commenté ton joli poème hier. Les saisons défilent et le printemps se prépare. Bonne journée
Bonsoir
Comme un souffle avant mon sommeil , je rebondis sur qq’uns de tes mots , juste en guise de commentaire @ ma façon🤣
Au bord de la nuit, quand le monde se replie sur lui-même, dans mon subconscient, une mésange se pose dans le silence.
Elle sait lire les signes de l’hiver , la cime figée des arbres, les branchages immobiles, l’horizon pâle qui frôle l’abîme sans jamais y tomber.
” Ne dérange ” semble murmurer le vent, tant tout est fragile.
Sous le vieux saule, un arbalétrier abandonné retient encore un morceau de bois hasardeux, vestige d’un temps où les hommes portaient la jactance comme un fardeau. Mais ici, entre ces terres limitrophes du rêve et du réel, plus rien ne pèse.
La mésange chantonne quelques strophes, simples, offertes au monde comme un merci discret.
Chaque note allège la nuit, me préparant au sommeil, chaque battement d’aile éloigne l’abîme.
Et tandis que le froid veille sans bruit, le sommeil me vient doucement
se poser sur moi
comme un oiseau sur une branche.
Je suis un peu foutraque mais je suis moi avec mes idées qui divaguent sur tes mots cités avec respect
Rose 🌹
Oh oui, ignorons les flaques de la nuit… Parfois, il le faut !
Très beau poème avec toujours ces tournures uniques que tu vas trouver au tréfonds de toi-même et qui sont si originales ! Ainsi, “Un feu réchauffe la nuque des strophes” …
Très beau poème aussi en page d’accueil de Patricia Rickewaert.
Le temps passe doucement et avec lui les saisons, le désir de revivre, de voir la nature s’éveille et tu nous écris un peu le chant des saisons.
Attendons un peu la belle saison
Pendant que durent les journées sombres
Et les nuits glacées
Le petit oiseau aux plumes chaudes
Qui nous tient un coeur enflammé
Prépare sans mot dire
Son chant de renouveau !
les mésanges nous accompagnent même quand les ciels se font épais et tristes, elles nous indiquent des chemins, qui se dessinent sur les sols, mais aussi sur les papiers et les portées que nous nous réinventons à la chaleur des mains tendues, les saules souples attendent avec nous les feuilles qui viendront inscrire de nouveaux tons ?….