Passerelle
Contre les pierres où cogne mon pas,
Des chardons jaunis étreignent l’absence.
Le plomb de l’air tombe dans le fatras
Du jour niant jusqu’à son existence.
…
Jusqu’au sous-bois aux volets clos, fleurit
Le pourpre du temps au sein écarlate.
Un écho d’autres saisons rebondit
Sur l’hirondelle qui, déjà, se hâte.
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Toujours cette lourdeur sur les barreaux
Des poèmes crucifiés aux fontaines.
Le ciel cabossé hors de son berceau
A perdu depuis des mois, ses mitaines.
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Il y a tous ces matins muselés
Par le désordre de notre planète.
Quand, au clocher, l’angélus ébréché
Lance une ode impudente et désuète.
…
Alors, je vais par ce chemin d’été
Cueillir le chant de l’oiseau qui défroisse
Le nuage esseulé et affamé
De lumière pour oublier l’angoisse.
…
Parce que l’automne ouvre son rideau,
Là, où tout s’écroule en ma citadelle,
Sur ta branche, j’accroche mon flambeau
Et je vole sur ton cœur passerelle.
…
Un coeur passerelle plus beau qu’une transition réel de saisons. Superbe !
Bonsoir Sedna. Joli poème pour évoquer ce changement de saison, la fin de la canicule mais aussi “le désordre de notre planète” et l’angoisse. Bonne soirée
Bonsoir Sedna,
Entre l’automne et cet été mémorable, nous reprenons nos maques et notre éternelle nostalgie aussi !
Mes féliciations pour ce très beau poème.
Amitiés.
Annie
Joli poème sur l’arrivée de l’automne et l’été qui petit à petit lui laisse la place. J’aime bien le coeur passerelle.