Feuilles mortes
Je marche pieds nus, l’aube dans mes bras.
Sur mon épaule, le ciel porcelaine
Déverse ses nuages magnolias.
Au loin, la lune semble si hautaine.
…
Pourtant, le chemin mène nulle part.
Qu’importe, je dépasse les ratures
Délaissées sur la pierre, ce rempart
Qui sépare un silence des murmures.
…
Je m’abreuve au ruisseau de la saison
Tandis qu’un orage aux abois me frôle.
La casquette du vent, dans un frisson
Égare sur la flaque son étole.
…
La terre délivre ses parfums d’eau.
Un fossé se remplit de mes romances,
Quand les mots perdus dans le caniveau
Agitent le feu de la résistance.
…
Et même si le temps n’a plus de voix,
Des lumières fixent leurs sentinelles
Pour laisser enfin de côté ces croix
Que je traîne sous mes vieilles semelles.
…
Le mot espoir est seul dans son cocon.
Reviens avec moi lui ouvrir les portes.
Si les hivers couvrent notre horizon,
L’été nous attend sous les feuilles mortes.
…
Bonjour Sedna. Oui, l’été nous attend sous les feuilles mortes, espoir de renouveau. Bonne journée
J’aime tout particulièrement les deux dernières strophes qui affichent un message d’espoir… pour moi du moins.