Ramures
S’endorment les brûlures de l’été,
Quand la romance du vent égratigne
La partition du jour déterminé
A gambiller encore dans la vigne.
…
L’aube a pourtant planqué sous le chardon
Des soleils qui suintent de lumière.
Mais les heures se crêpent le chignon
Cherchant l’ouverture de leur chatière.
…
Quelques averses de mots innocents
Attendent sur le quai d’autres promesses.
Les rouges-queues avec leurs crissements
Reviennent et déclament leur hardiesse.
…
Se lézarde dans l’ornière, l’odeur
Du feuillage heurtant la terre si lourde.
Tandis que sur la nappe de ton cœur,
Je place mon poème déjà gourd.
…
Si quelques cernes de plus sur la peau
Rampent en s’adoubant de ma complainte,
L’étoile polaire avec son fardeau
Se met en route dans l’ombre sans crainte.
…
Plus que le soupir gris de l’horizon,
Sur mon épaule, repose l’attente.
Entre deux silences, mon édredon
Accueille l’automne qui se lamente.
…
Parfois, il faut jeter dans le ravin
La rouille naissante de nos morsures.
Accoudé au brouillard, le tambourin
Du printemps se cache dans les ramures.
…
D’abord merci pour avoir mis mon poème en top de ton blog. Je vois que tu guettes une sorte de printemps indien qui se cacherait sous la rouille d’automne. Sans nul doute, il se prépare à revenir et nous fait quelques. petits signes, certains jours plus beau que d’autres.
Heure d’été, heure d’hiver,
les heures se crêpent le chignon …
entre les deux, je fonce sous l’édredon !
🌞⏰🥶
Bonjour ma douce amie,
Je passe te souhaiter un très bon week-end, merci beaucoup pour tout tes commentaires sur mes différents articles, ça me touche vraiment de te lire, tu es un amour, je me laisse bercer par tes mots si beaux et si bien écrits
Gros gros bisous tendresse
Floralie
Bonjour Sedna : Quel beau poème. Quand je te lis suis époustoufflé. Oui le tambourin du printemps va devoir attendre le passage de la chatière de l’hiver. Pour ma santé c’est stable mais les années passent et accumulent des douleurs comme chez chacun d’entre-nous. Bises et bonne journée
Bonne journée la nôtre sera belle puisque nous avons la visite de notre fille, petite fille et arrière petite fille bon mercredi bises amicales YVETTE
Il y a le jour qui gambille, le soleil qui suinte, les heures qui se crêpent le chignon, et l’édredon qui accueille l’automne. Bien sûr, les rouges-queues crissent et l’horizon soupire. C’est la belle saison !
BONJOUR MON AMIE me voilà chez toi pour te souhaiter une belle journée…aujourd’hui on a rendez vous chez l’ophtalmo tous les deux ne pas les rater surtout…a part ça toujours pas de chauffage chez nous il fait de belles journées et les nuits ne sont pas froides demain visite de ma fille Fabienne et de sa belle fille on verra donc Eléna notre arrière petite fille qui a déja 3ans et demi…je t’embrasse prends soin de to..i ton amie YVETTE
QQ mots que j’ai choisis dans ton si beau poème
Et bien humblement je rebondis @ ma guise
Une odeur de feuilles, lourde et lente
Monte du sol comme une plainte.
Sous l’édredon gris du matin
Mes yeux s’égarent, cherchent un chemin.
Sur la route, le vent efface
Mes pas d’hier, mes rêves tracent
L’horizon s’endort, couleur de cendre
Et nul ne sait ce qu’il faut attendre.
Chaque fardeau pèse sur mon épaule
Le temps s’étire, parfois me désole.
Sous les cernes du monde en veille
L’aube tremble, pâle merveille.
La rouille mord la grille de mes heures
Mes jours s’effritent, parfois sans ferveur.
Et dans le souffle froid des saisons
Se mêle l’attente du meilleurs pour tous …
Bon mardi
Rose 🌹
Bonjour Sedna,
Entre mots et images ta poésie voyage et nous avec elle !
“Mais les heures se crêpent le chignon” J’adore !!!
Encore bravo et bises amicales.
Annie
Le soleil se fait plus discret, les nuages plus présents. La nature soupire et s’endort doucement. L’automne a poussé l’été pour prendre sa place. .
bonjour bon lundi mon amie bises amicales YVETTE
“Des soleils qui suintent de lumière”, phrase forte qui dénote la fermeture de quelque chose sans pour autant l’arrêter totalement ; “la chatière”, qui évoque le passage étroit de l’une à l’autre saison ; ce “feuillage heurtant la terre lourde” mais conservant cette “odeur” qui lui survit, vous avez brossé ici une peinture vivante de l’automne. Et “La rouille naissante de nos morsures” comme cette “attente” qui repose sur une “épaule”, amplifient, en fin de texte, la dimension d’appartenance et nos propres implications dans cet enjambement perpétuel d’une saison l’autre. Un beau texte Sedna !
L’automne file ses couleurs et ses brumes pour nous tisser des écharpes aux douceurx mélancoliques en attendant les fleurs et les lumières du printemps qui se cachent sous les “ramures”
Oh je découvre le verbe “gambiller”… Ca m’amuse de toujours découvrir des mots avec toi. Grâce à toi, devrais-je dire… Je m’accroche à ce poème et à ses derniers vers pour être à l’écoute du tambourin printanier qui se fera entendre avec un immense plaisir… Que cet automne soit doux en attendant. Bises, et bon week-end !
Coucou ma douce Sedna,
Avant tout merci beaucoup pour tes commentaires sur mon blog tu es adorable comme tout, et que te dire sur ton sublime poème que j’ai adoré lire comme toujours car je suis en totale osmose avec tes mots
Bon week-end ma douce amie et gros bisous tendresse
Floralie
Bonjour Sedna. Le poème de Will sur le crépuscule est très joli aussi. Bonne journée
Simplement magnifique…
la beauté de la nature permet parfois la résilience; j’aime beaucoup la strophe 2. bon week
L’automne résiste, malgré le vent aigrelet et la lumière qui faiblit. Ainsi, les rouge-queues sont encore perchés sur leur branche. La froidure a beau être en route, il ne faut pas trop y penser, la belle saison pointe encore à travers le brouillard.
Un beau poème sur l’espérance jamais abandonnée.
le rythme des saisons se doit être apprivoisé, mais en relations avec les évènements, le tempo se fait différent, alors on compte et on conte : tentative de se souvenir et de faire advenir, sur tous ces petits moments/signes on tresse les bonheurs du temps ?
Bonjour Sedna. L’automne est bien là comme tu nous le peins dans ce poème, par petites touches. Bonne journée
BONJOUR Tout est joliment dit merci du partage bonne journée bien grise chez nous et bon weed-end amicalement YVETTE
Pure beauté que ce poème…
Entre automne et hiver qui s’approche, on se laisse distraire par le rouges-queues et bercer par tes mots.