Lointain
Dans le ciel, es-tu oiseau de passage.
J’aperçois tes ailes portant le chant
De chaque saison jusqu’à l’étalage
Inattendu de l’aube et du levant.
…
Au gré des matins, dans les herbes folles
Tu m’autorises la conversation.
J’aime suivre ta douce farandole
Dans les couloirs de l’été en mission.
…
Sur les futaies, ton cri crépite encore
Comme l’écho égaré du vivant.
Tu recherches ta pitance et picore
A côté de l’épouvantail mendiant.
…
Je me sens humble devant ton courage.
Ta petite existence est un combat.
Quand bien même tu n’es que de passage,
Le sais-tu, l’homme est un vilain malfrat.
…
Quand l’heure se crispe dans les étages,
Tu te rapproches, du quai de départ.
Bientôt, mille cris fendront les nuages
Pour affronter les dangers et remparts.
…
Alors, tu t’éloignes de ces collines
Où le silence se frotte les mains.
Je garde à l’intérieur de ma rétine
Ton souvenir s’éloignant au lointain.
…
Poème proposé à Chris pour son défi du mois autour des oiseaux de passage
Un joli oiseau de passage qui va rester dans le Ciel de Cassiopée et y voler longtemps. Bravo !
Ce poème avec la présence des oiseaux me plaît beaucoup !
Les regarder évoluer, écouter leur chant, apprécier de les voir au bain.
Merci à Chris
Bonne fin de journée
Merci Sedna ! Ce poème est magnifique et profond. En écho, je dépose ces quelques vers :
Du creux du cœur monte un refrain,
Souvenir doux d’un mot ancien.
Ton chant s’envole vers le lointain,
Oiseau de grâce, messager divin.
Bien à toi,
Stéphane KABAMBA
http://www.monmoiversifie.wordpress.com
BON JEUDI toutes mes amitiés..YVETTE
Je veux déposer
Mes vers et mes rîmes
Pour m’envoler après toi
Mais ne peux aller
M’accrocher aux cimes
Et partager ton émoi
Scrutant sur l’abîme
S’écrire au lointain
Tous les espoirs de demain
Le nouvel article que j’ai publié ce matin, n’était visiblement pas en accord avec mes habituels commentateurs, dès lors, je viens de le supprimer.
Je voulais te remercier en tout cas, pour ton commentaire (le seul que j’ai eu), qui m’a semblé réaliste et très cohérent sur le sujet.
À bientôt, Sedna
Un rêve qui s’écrit en silence
Le lointain est devenu mon horizon
Je marche au bord de l’illusion immense
Cherchant la clef d’une autre dimension.
Là où l’écho du chant d’oiseau danse sans permission
Et où le cœur fuit toute évidence
Je m’abandonne à l’évasion
Comme on s’endort dans l’espérance
L’espérance d’un monde meilleur
Bonne journée
Rose 🌹
“Je me sens humble devant ton courage.Ta petite existence est un combat…” Me rappelle une citation de Françoise Lefèvre qui concerne une autre saison :” Avoir le courage d’un oiseau en hiver”
Bel hommage à ces courageux que nous suivons des yeux, que nous admirons sans réserve !
BONJOUR Me voici dans ton chez toi pour te souhaiter une belle journée. Soleil annoncé 27 degrés c’est l’été indien..YVETTE
Bonsoir Sedna,
J’attire les oiseaux dans notre jardin et je les regarde sans me lasser de leur joie de vivre !!! Bien sûr” MES” hirondelles sont parties mais elles restent le symbole de l’espoir !
Bravo Sedna !
Bises amiacles.
Annie
Ton poème me parle tout à fait ! Je les attends ces oiseaux de passage,je les observe jusqu’à l’horizon et j’aime écouter ce long ruban chantant ou criant qui passe au dessus du toit…
Ton poème nous entraîne loin vers ces messagers de courage qui osent s’aventurer vers l’inconnu… On ne les oublie pas et comme tu le dis:”je garde à l’intérieur de ma rétine
Ton souvenir s’éloignant au lointain.”
C’est superbe…
Les oiseaux, sont nos messagers célestes.
“Les hommes sont des oiseaux de passage”. Cette citation de William Shakespeare met en lumière la nature éphémère de la vie humaine.
Les oiseaux, ont cette possibilité, de voler très haut, grâce à leurs ailes, pour rejoindre un lointain, qui dépasse, notre vision rationnelle. Ils sont les porteurs des célestes horizons…
Dans la tradition judaïsme, l’oiseau, est l’âme.
La vie elle-même, est bien plus qu’un corps, un vêtement, une nourriture. Les oiseaux, ne sèment ni moissonnent. Pourtant, ils se nourrissent, de ce que Mère nature leur prodigue, ils sont libres de s’envoler, s’en être enchaînés. Les Hommes ne peuvent-ils pas êtres aussi libres ?
“Je me sens humble devant ton courage.
Ta petite existence est un combat.
Quand bien même tu n’es que de passage,
Le sais-tu, l’homme est un vilain malfrat.”
Oui, si petits par leur taille, mais si grands dans les cieux !
Ce “lointain”, qui nous paraît inaccessible, n’est pour eux, qu’un passage vers cet ailleurs, où ils volent sans avoir peur…
J’aime ta dernière strophe :
“Alors, tu t’éloignes de ces collines
Où le silence se frotte les mains.
Je garde à l’intérieur de ma rétine
Ton souvenir s’éloignant au lointain”.
Quel beau souvenir, cet instant magique, que la vie en cadeau nous donne : Pouvoir observer ces oiseaux, comprendre leur langage, leur chant.
Ils sont à eux seuls, un enseignement riche. Profitez Homme, de votre existence éphémère ! Comme les oiseaux, soyez humbles devant la vie et ce qu’elle vous offre dans tous les instants, ces moments !
Une grâce infinie, et quelques fois, des plumes en signes divins.
Merci Sedna, pour ce merveilleux poème et d’avoir mis sur ta page d’introduction de ton blog, cet extrait de mon poème : “Fragments d’amour”.
Très bel après-midi de dimanche et ma rose d’amitié. Prends soin de toi.
Je n’ai jamais eu l’occasion d’observer ces milliers de départs… Bien jolie conversation avec cet oiseau de passage et ce regard qui ancre déjà dans le souvenir.
Bonsoir Sedna. Ton poème sur ces oiseaux de passage me plait bien. J’admire les oiseaux et les prouesses qu’ils accomplissent lorsqu’ils migrent. Bonne soirée
Les oiseaux de passages sont comme les pensées. Ils passent et reviendront peut être !
Tu nous parles d’un oiseau de bonheur semant ses joyeuses trilles au gré de ses pérégrinations. Il affronte jour après jour le danger, afin de trouver sa subsistance, mais lorsque la folie des hommes n’a plus de limite, ce messager de la paix s’exile à tire d’aile vers des horizons encore pleins de promesses.
Un beau et édifiant poème, Sedna !
J’aime beaucoup ce poème où les oiseaux sont présents…
Bravo à Chris.
Je viens de passer 3 jours au “Parc des Ayguamolls” où j’ai pu en profiter pleinement.
On apprend beaucoup de choses en les regardant évoluer.
Bonne fin de semaine.
Bisous
Il me plait beaucoup ce poème, de bout en bout. J’avais écrit un ou deux poèmes sur les oiseaux mais je ne sais même pus si je les ai déjà postés ou pas, il faudrait que je regarde.En tout cas merci pour ce partage d’un vol éphémère mais si doux à regarder.
on reste confondu d’admiration devant les prodiges des oiseaux, ils sont sur la planète depuis bien plus longtemps que nous et on ne cesse d’admirer leurs capacités : ils écrivent dans le ciel des poèmes ininterrompus, toujours renouvelés, ils ne se lassent pas de nous dévoiler leurs prodiges…