Ton corps encrier
Si l’aube se pointe dans la venelle,
La nuit danse encore dans son couloir.
Des rêves se ramassent à la pelle
Maculés par les pas sur le trottoir.
…
Les lumières dépouillées de leur force
Logent encore le chant des cailloux.
Se lézarde sur l’arbre, son écorce
Témoin du temps et de son long courroux.
…
Sur un océan sans phare, naufrage
L’écume d’un été fort oublié.
Craque l’oyat pourchassant le fléchage
Pour enfin trouver un drap défroissé.
…
Et, au clocher des mots, la girouette
Ne sait plus où donner du ciboulot.
Seule, patiente la dame chouette
Qui chassera bien plus tard le mulot.
…
Plusieurs alphabets s’offrent aux morsures
Du vent effeuillant mes petits carnets.
A tâtons, le tambourin des froidures
Me délivre doucement ses pamphlets.
…
Se glisse l’automne sous ma poitrine
Une feuille tombe près de mon cœur.
Près, sur l’horizon, claque la bottine
D’une autre saison ravivant la peur.
…
Tu n’as rien dit des ponts de l’écriture
Alors, je grignote un poème entier.
Je m’invite au repos de ta césure,
Et je respire ton corps encrier.
…
Très joli poème sur cet automne qui descend sur le monde et envahit nos cœurs.
Quel poème envoûtant… Tes mots flottent comme une brume d’automne, mêlant l’intime au vaste monde. En réponse, toute en simplicité :
Ton corps encrier verse des silences,
Où chaque mot tremble de délivrance.
J’y lis le souffle, la nuit, la lumière,
Et le poème devient frontière.
Merci chère amie pour ce partage vibrant.
BONJOUR MON AMIE Me voici chez toi pour te souhaiter un très bon week-end..prends soin de toi je t’embrasse YVETTE
Bonjour Sedna,
Ton corps encrier est une merveille, je te félicite ! Et oui l’automne est bien là !
Amitiés et bises.
Annie
BON JEUDI à toi mon amie des jolis mots je t’embrasse YVETTE
“Et je respire ton corps encrier” J’adore !
Quand la girouette ne sait plus où donner du ciboulot, c’est que le vent d’automne souffle fort !!
Voilà l’automne qui arrive ! que ton corps encrier remplisse encore longtemps tes petits carnets qui ne s’effeuilleront pas, je le sais, aux vents mauvais de l’automne. Pour les plumes, il faudra attendre le printemps, le retour des oiseaux.
Dans ton encrier, il y a tant de beauté que ta plume va chercher, des mots, des images magiques et parfois secrètes qu’on aime emporter avec soi tout au long du jour… Merci
Très beau…
L’automne te va à ravir. Bravo.
Bonjour Sedna.🌹
Magnifique poésie d’automne. J’aime l’automne.
L’automne est la saison des fuites intérieures. Merci et bonne journée
Bonjour ma douce Sedna,
Alors je lis et relis se glisse l’automne sous ma poitrine, une feuille tombe près de mon coeur, ton poème est une pure merveille ma douce Sedna, merci à toi pour ce superbe partage
Belle journée & bon mois d’octobre
Gros gros bisous !
Floralie
Magnifique !
Des ponts et des mots, couleur d’encre et de froidure, merci Sedna !
Je voulais écrire à Miomodus mais je n’ai pas trouvé comment publier…
Bises
Golondrina, merci infiniment
J’ai adoré cet instant de lecture , et j’ai eu envie de rebondir dans mon corps car je devine cette saison qui frappe à la porte de fin sept , il est temps voici ma bafouille
Corps, c’est l’automne.
Sur le trottoir, l’aube racle la nuit à coups de lumières pâlies.
Sous mes semelles, les cailloux grincent comme des non-dits .
Un phare là-bas cligne, seul, battu par le vent glacial
Et ce phare c’est l’antenne de mon géant oh toi mon volcan
Les oyats ploient, griffent l’air ,pensées rebelles sous mon ciel en césure.
Dans mon ciboulot, ça tambourine :
Des pamphlets froissés, des morsures d’hier
Et l’écriture comme dernier refuge
Tentative d’attraper ce qui glisse, ce qui chute avec les feuilles.
Chaque pas dans va ville sent le silence mouillé.
Automne : saison des fuites intérieures.
Corps, oui mais éclaté, dispersé, entre brume et béton.
Je me réfugie autant que faire se peut dans mes Combrailles
Comme tu as pu le constater , j’ai fait courir sur ma page QQ mots de ton joli texte @ ma sauce
Bonne journée
Rose 🌹
Bonjour Sedna. Joli poème aussi de Miomodus sur le sablier du temps qui passe. Bonne journée
J’aime beaucoup le titre. Trois mots pour une belle personnification. Le poème est magnifique. Si la nuit semble courir au début dans et entre les lignes, la voix – la tienne -s’élève superbement.
BONJOUR J’aime l’automne….de retour et contente de te retrouver mais loin d’avoir la forme jolie poésie YVETTE
Magnifique poésie d’automne comme tu sais si bien l’écrire.
Amitiés
Bonjour Sedna. Tu nous brosses un joli portrait de l’automne avec tes vers. J’aime bien l’idée d’un corps encrier. Bonne journée
L’automne on aime ou pas.
Il faut savoir en extraire le meilleur et oublier la froidure.
Toujours de jolis mots.
Douce semaine à toi
un black ? sourire
“Des rêves se ramassent à la pelle
Maculés par les pas sur le trottoir….”
J’y suis 🙂 des mots enchanteurs, un poème à apprendre par coeur, en faire une chanson.
Bel automne, Sedna !
L’automne, dernier rempart avant la morsure des jours mauvais.
L’écriture, comme toute entreprise de travaux publics, construit des passerelles entre rives opposées, des ponts effaçant les distances, des gares qui permettent aux voyageurs fourbus de reprendre leur souffle. Et l’encre, à l’égal du sang, fait circuler la vie dans les endroits les plus retirés.
Les saisons passent et avec elles des paysages de beauté ou de tristesse. Tu sais bien nous parler de toutes et ton encrier n’est pas près de se vider.
la rythmique, le pont de mots qui va … passant par les aubes fragiles, et les saisons qui se font souvenirs et morceaux de la mémoire. les feuilles mortes chantait Prévert et nous reprenons en coeur en tentant d’inventer de nouvelles rimes ?