Etal
Un poème couché sur la civière
Hésite puis se lève du brancard.
Plusieurs strophes effleurent la poussière.
Quand le verbe flanche dans le brouillard.
…
Sur l’oreiller cousu d’ombres, la rime
Aimerait bien un nouveau pansement.
Comment oublier qu’on est pantomime
Pour échapper encore au châtiment.
…
Mais, dans les prairies de cendre, s’abreuve
Le temps à la recherche de serments.
Sous la ronce, trouverons nous la preuve
Qui éconduira tristesse et tourments.
…
Au froissé du jour, suinte la brèche
Où le sommeil des rêves s’est logé,
Tandis que sur l’horizon, la flammèche
S’époumone à ranimer un été.
…
C’est là que j’ai déposé d’autres lignes
Entre le ciel et la mer où l’oiseau
Construit son nid en nous faisant un signe
Las d’attendre un possible renouveau.
…
Et, de ton cœur au mien, le discours erre,
Tombe parfois dans les fossés boueux,
Se relève entre les marges de terre
Où nous semons un lexique soyeux.
…
Au détour des buissons de porcelaine,
Infusent le jour et son carnaval.
Même si mon écrit a la migraine,
Demain, la muse peuplera l’étal.
….
” Entre ciel et mer où… Trouverons-nous la preuve…
Dans les fossés… au détour des buissons ”
Alors que de Covid à peine guérissons
Que n’est point à venir la plus tragique épreuve ?
Bonsoir Sedna,
Tes vers d’exception m’ont bien manqué et je vais reprendre ma lecture chaque soir afin de me remettre à jour.
Bisous
Le manque d’inspiration arrive, mais moi je trouve au contraire que tu es bien inspirée…
Un retour un peu difficile pour moi après 3 semaines au soleil des Canaries !
Ma sortie au lever de soleil ce matin booste et annonce une belle journée.
Doux week-end
Des pensées tristesse, mais si joliment dites… Tout l’art de la poésie.
marcher c’est bon même dans le brouillard
besos
Parfois c’est l’hiver des mots et des rimes.
Les papiers froissés font des boules de neige.
L’encre dégouline sur les pages restées blanches.
Un vide glacial emprisonne l’imagination.
Les pensées tournent en rond
Sur des manèges de rimes givrés…
On reste là derrière le ciel de brume
Attendant une étincelle de lumière…
***
Comme toujours j’admire ton écriture
Ton poème me plaît, l’inspiration attend derrière la porte…
J’aime ton lexique soyeux et musical et j’aimerais bien que mes écrits aient plus souvent une telle migraine. Avec toi, c’est vive la migraine !
Bonjour Sedna,
Si ta Muse a la migraine la mienne me joue aussi des tours en me fuyant plus souvent qu’avant !!! Le printemps remettra bien les choses en ordre, espérons-le !
En tout cas ce poème ne souffre pas de cet état désagréable comme toujours !
Amitiés.
Annie
coucou j’ai lu tout le bleu du ciel oui je pense qu’il faut mieux le lire avant son passage a la TV c’est tourné chez nous dans les Pyrénées orientales mais moi à chaque fois que j’ai lu un livre je suis toujours déçue lors de son passage à l’écran… bonne journée YVETTE
bonsoir tout simplement sublime bonne soirée
Il y a le temps de dormance puis petit à petit arrive le temps du renouveau et toujours le chemin voit nos pas avancer..
. Je te fais confiance,ton inspiration est bien là !
À bientôt
Me voici de nouveau pour relire ton joli poème.
Je vois du mimosa sur la gauche …… Il me fait de l’oeil. Bises et bonne fin de semaine
Ta muse ne te lâche pas Sedna, félicitations !
Un poème couché sur la civière
Hésite puis se lève du brancard.
J’adore cette image…
beau soleil mais froid et oui c’est l’hiver…je te souhaite un belle journée bises amicales YVETTE
Sous l’azur d’un ciel infini en hiver
Mes rêves flottent, doux et surpris
Le vent murmure toussotant
Des secrets du temps
Des mots d’encore
Les étoiles veillent dans la nuit au loin
Témoins des cœurs fragiles et des vies sans bruit
Et l’écho d’un ancien chemin en mémoire
Résonne dans la nuit noire sans fin
Ce silence me parle et me guide
Nul besoin de sparadrap
La froidure de l’hiver saura assainir les fantômes
Dans chacun de mes pas face à
Cette éternité qui danse s’écoulant à l’infini
Le monde est vaste et tout est mystère pas touche
Mais dans ma bafouille, tout devient lumière dès l’aurore …
Merci pour ta visite sur ma page du jour
La muse peut se faire discrère….Simple temps de maturation avant de proposer à nouveau de jolis poèmes.
En ces jours d’hiver, à l’égal de tout ce qui vit, la muse se cache, se terre dans les profondeurs de nos pensées, elle est muette, et doit attendre quelques mois pour refaire surface, et clamer à nouveau son chant harmonieux à travers monts et prairies…
Quelque part au fond de soi
brille une étincelle
faisant renaître les vers assoupis.
L’hiver a des beautés
que la nature inspire
germant au bord des cheminées
quand dehors tout est de givre !
qu’est ce qui peut faire que le verbe flanche ? le manque de visibilité, la disparition des pages ? les mots s’échangent sur le pas des portes au haut des pages, il faut dire et relire et puis inviter à boire sur les lèvres et caresser les doigts qui inscrivent sur le papier et sur les dermes ?
« Demain, la muse peuplera l’étal.» J’ai beaucoup aimé ce vers qui vient conclure ce beau poème.
C’est très joli même si pour le moment tu seras en manque d’inspiration. Tes mots toujours bien choisis sont très agréable à lire. Une douce journée
Bonjour Sedna. La poésie pourrait-elle tomber malade elle aussi ? A moins que ce ne soit l’inspiration qui déprime… Heureusement, la muse, comme le printemps, va revenir. Bonne journée
“Se relève entre les marges de terre” ! Magnifique.
Bientôt, ta muse reviendra te parler de renouveau …
Le printemps renaît toujours après l’hiver ! ❄❄❄
les mots se peuvent fragiles, mais de la volonté de ceux qui les écrivent ils peuvent se relever et aider celui, celle qui dit et écrit, ils se peuvent lit, brancard, tombe, mais aussi pansement et renouvellement, mais après qui peut dire et qui pourra ?
marcher dans la boue apaise et on n’y pense plus à la migraine
Les trois premières strophes n’étaient pas très optimistes et puis tout à coup l’espoir se fait jour d’un renouveau, d’été, d’amour.