Possible
Au pont de pierre, le givre épuisé
Se détourne du matin en errance.
Juste un rayon de brouillard déplié
Qui, au sommet du mot, tente sa chance.
…
S’envolent de l’arbre, des étourneaux
Pour piller les graines de la mangeoire.
Au bout du chemin, gronde le ruisseau
L’hiver exulte, le froid est sa gloire.
…
Si la rime en lambeaux sur le trottoir
Foule les cailloux gelés de l’attente,
Les ombres balancent leur vieux mouchoir,
Tout en se faufilant sous la charpente.
…
Regarde, le sol ne renonce pas,
Dans le massif, les premières jonquilles
Ouvrent avec ardeur leur cadenas.
J’aperçois des pointes en escadrille.
…
Contre les tentures grises du ciel,
Des rhizomes et leurs tiges sauvages
S’élancent dans une ronde au pluriel.
Une chimère brode les nuages.
…
Puis, à l’angle du temps, le chariot
Des saisons fait halte dans la cambrure
D’une lune et cueille un coquelicot
Flétri mais prêt à hisser sa voilure.
…
Viens avec moi, un pied sur l’horizon,
L’autre sur la rampe de l’invisible.
Nous serons des oiseaux sur le chevron
Du vent où repoussent tous les possibles.
…
Rondeur tendre…
C’est très beau…
Mon temps se résulte
Avec ma bouilloire
Car ” l’hiver exulte,
Le froid est sa gloire ” !
Bonsoir Sedna,
Bravo pour ces vers qui réchauffent l’esprit à défaut du corps ! Je n’aime guére l’hiver quand il est humide, je le supporte mieux sec… comme le rhum, d’aiileurs !! Hihi !!
Bonjour Sedna,
Quand je vivais à Toulon nous avions du mimosa à Noël, et oui, les premières jonquilles sont déjà là comme celles de ton joli poème !
Bravo et bises amicales.
Annie
Une belle force dans ce poème qui dans sa rondeur hivernale porte l’espoir d’un autre possible.
BONJOUR MON AMIE CE MATIN 12 DEGRES mais le vent souffle fort la sensation de froid est bien là..on ne bougera pas de la journée amicalement YVETTE
Pourquoi ne mettrions pas le pied sur la rampe de l’invisible?
Je te suis Sedna
Oui, devenons ces oiseaux qui attendent activement le renouveau au bout de l’horizon ou simplement au bout de la branche !
Merci pour tes douces parenthèses de poésie qui me ravissent à chaque fois !
Bonjour Sedna,ton poème est une véritable symphonie de mots et d’images, à travers tes vers, tu as su capturer l’essence de la nature et des saisons avec une grande sensibilité, les métaphores que tu utilises, comme le givre épuisé et les étourneaux en vol, sont à la fois poignantes et apaisantes, ta capacité à exprimer la beauté de l’instant présent et la transformation continue de la nature est admirable et touchante, je te souhaite une année 2025 emplie de moments de bonheur, de santé et de sérénité, que chaque jour soit une nouvelle opportunité de grandir, d’apprendre et de s’épanouir, puissions-nous tous trouver la force de surmonter les obstacles et de tendre la main à ceux qui en ont besoin, prenons soin de nous et de nos proches, car c’est dans ces gestes d’amour et de bienveillance que réside la véritable beauté de la vie, avec toute mon admiration, bisous, Régis.
Une lecture que j’apprécie avec des mots forts et remplis d’images.
Bon week-end
Eh bien, merci encore pour ce magnifique poème où le matin comme un frigo dégivre et où sous un léger brouillard l’espoir du printemps pointe annonçant tous les possibles.
je lance mon appel à la simplicité, à l’authenticité et à l’humanité.
je souhaite une sorte de retour à l’essentiel,
à des échanges vrais,
sans fioritures ni masques.
L’idée serait de se débarrasser des artifices pour retrouver des relations plus profondes, plus sincères.
Dans la vie , il ne faut pas s’en faire
Souvent je parle d’un désir de retrouver des relations humaines plus pures, où les personnes se montrent telles qu’elles sont, sans chercher à impressionner ou à jouer un rôle.
La poudre aux yeux je n’ en ai que faire
Mon monde où les mots sont choisis avec soin,
où les promesses et les idées sont tenues, pas comme en politique
et où chaque geste est empreint de sens
Malgré les aléas de la vie j’espère que notre France va enfin bannir tous les cons irrespectueux face à la mort comme vu à la télé ces bobos indigènes sabrant le champagne de la honte
Bonne et belle année 2025
Bonjour Sedna ! J’éprouve toujours un vrai plaisir à lire tes poèmes, les mots sont choisis, les images les suivent, les émotions sont présentes, la poésie est si bien exprimée. Belle journée !
Des jonquilles fleuries en janvier, c’est possible !
Je les ai vues au pied d’un bosquet …
Richesse des mots, imgination fertile….Tout pour faire un beau poème. Dans mon jardin les tulipes pointent déjà le bout de leur nez
Ce coquelicot flétri prêt à hisser sa voilure fait mon bonheur en cet instant. Merci pour tes jongleries poétiques et très bonne année à toi, dans la joie et le partage, la création et la nouveauté.
Tu as une belle plume pleine de sensibilité et de richesse.
Tous mes vœux pour la nouvelle année. Je te souhaite d’avoir toujours de belles idées et d’avoir la gentillesse de nous les transmettre.
Merci à toi
bonjour et oui on s’en va, tout doucement vers le printemps…..ici pas vraiment d’hiver..17 degrés aujourd’hui…bon lundi amicalement YVETTE
Comme toujours, je suis content de lire cette plume qui je trouve si sublime.
Mes amitiés !
Bonsoir Sedna,
Reçois tous mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2025 et de santé.
Magnifique écrit, où “tous les possibles”, sont en devenir, en espoirs de saisons nouvelles ! Là, où poussent les fleurs du renouveau, tant attendu !
Merci de ta venue amicale, fidèle et pour tes vœux qui m’ont touché.
Que notre amitié perdure avec le temps. Prends bien soin de toi.
Ma rose sacrée,
CorpsRimes
Malgré le froid, le gel, la grisaille ambiante, la lumière peu à peu se faufile, et les plantes, les fleurs, réapparaissent, tapies dans les profondeurs de la terre. L’attente de jours meilleurs sera longue, mais elle a bel et bien commencé..
Quand au bout des saisons
Pointent les premières fleurs
Que les passereaux
Dansent autour des graines
Boivent l’eau des fontaines…
Tous les possibles
S’offrent à l’horizon
Et sur la barque de tes mots
Chacun cueille
Des bouquets d’espérance…
Quelle imagination, rêveries, déambulation dans les idées!
et nous serons oiseaux ceux du temps qui de temps en temps, ceux des contre-temps, mais le temps qu’il fait se fait des courbures, et nous pensons à ceux et celles qui viennent faire la ronde avec nous, et / mais les ronds ne font pas tourner en rond nous suivons le chariot des saisons …
Bonjour Sedna. Sous l’hiver que tu nous peins avec tes mots pointe déjà le printemps et ses premières fleurs. Bonne journée
Je trouve que sans nous être consultées nous parlons toi et moi de l’attente du printemps avec les fleurs. Et je crois bien (j’ai pas sous les yeux) que mon poème de demain parle de l’hiver. J’aime bien ces interactions en toute innocence.
Bel ode à l’hiver !
……..
Tes mots ont si joliment tenté leur chance
qu’aujourd’hui je me tais et contemple
le tableau de tes vers
qui sous mes yeux se dessine.
En silence mon cœur s’enchante :
de cette beauté hivernale
Et de tous ses possibles !