Souvenances
A la houle du matin, le pas lourd
De l’été égratigne la poussière,
Quand s’abreuve le silence trop sourd
Aux discours éculés de ma prière.
…
Désormais, le chant des mers sur la peau
Est aussi paisible qu’un doux murmure.
Le temps sans âme tire son rideau
Sur les heures sacrifiant leur armure.
…
Un ciel grisonnant lâche son foulard
Vers les branchages où l’oiseau somnole.
L’encrier vide susurre au buvard
Qu’il faut vite oublier la faribole.
…
Et l’ombre chuchote dans le chemin
A qui veut l’entendre ses commérages.
Là voici qui tricote le chagrin
Au-dessus des collines en otage.
…
Mais où je marche, mes pas de papier
Embrument d’autres soleils sur les cimes.
Veux-tu me rejoindre au seuil frontalier,
Je t’ouvrirai la porte de mes rimes.
…
Au vent des possibles, tous les buissons
Apprivoisent le pourpier des nuages.
S’envolent doucement les papillons
Par-delà la pergola des étages.
…
Sous le préau des mots, l’éternité
Recoud les haillons de vieilles fragrances.
Mon cœur se couche au seuil de la clarté.
L’horizon s’endort dans nos souvenances.
…
Bonjour Sedna,
Sous le préau ce matin, ma petite fille a dû crier : J’ai un petit frère” ! Un petit Gaspard qui va enchanter cette entrée dans l’automne !
Bravo pour ces jolis mots Sedna avec mes amitiés.
Annie
Le Silence des Souvenances murmure de jolis Sons mélancoliques comme j’Aime
Bel automne Sedna ….
J’ai aimé le poème que tu as publié de Barbara Auzou et je suis allée voir son blog, merci
Cassiopée
Bravo ! Tes mots glissent comme une brise sur la peau du temps. Une mélancolie belle, tissée de lumière et de silence… Merci pour cette traversée sensible entre ombre et rimes.
Phane
Très beau aussi…
Comme toujours tes vers sont si poétiquement beaux à lire.
Bonne semaine!
“Souvenances”, en magnifiques vers exprimés, d’une écriture poétique encensée par les fragrances de ton âme.
“J’ai ouvert ta porte de tes rimes”, où dans de très belles métaphores, tu recouds l’ouvrage d’une saison du coeur.
Bien au-delà de l’oubli de la faribole, nous reste ton empreinte unique aux paysages multiples que j’aime me souvenir en résonance, à l’écho de ta voix poétique.
Merci pour cette beauté d’écriture. Prends bien soin de toi Sedna.
Amitié et ma rose.
Coucou ma douce Amie,
Merci pour ce superbe poème, j’ai adoré te lire, même si je ne suis pas en forme et oui les douleurs sont revenues, je te souhaite un bon dimanche, bisous bisous !
Floralie
Que n’entend pas le buvard quand il sèche tes mots et leurs poétiques murmures et souvenances.
L’été s’efface doucement dans les nuages du ciel mais il reviendra toujours !!
Un poème dense au cœur de ton chemin d’écriture où les rimes savent toujours chanter… Bon week-end !
bonjour mon amie je t’embrasse et te souhaite un bon week-end YVETTE
Tes poèmes donnent toujours des envies de voyages imaginaires…
Bonjour Sedna. L’invitation de Barbara Auzou est bien agréable aussi. Bonne journée
Les oiseaux ont su t’emporter, Sedna, sous leurs ailes entre nuages et soleil et te donner les mots qui font voyager…
J’ai changé d’ordinateur et bien sûr c’est du boulot pour tout réorganiser !
Bisous
Toutes les images de ton poème tourbillonnent dans ma tête et je m’envole vers l’horizon incertain pour revenir bien vite par ton chemin de rimes…
Belle journée Sedna !
“Au vent des possibles” loin des grisailles des saisons, nos mots puiseront dans l’encrier des jours nos plus beaux souvenirs pour aller vers d’autres printemps, d’autres floraisons…sous les ailes des oiseaux…
L’été s’effiloche, bientôt remplacé par l’automne. Il ne reste que les “souvenances”. Bonne journée
Bonne journée
Merci pour ton invitation à la canopée de ton coeur
Et sans oublier le texte :
Souvenances
Rose63
BONJOUR MON AMIE Nous nous dirigeons lentement vers l’automne qui est ma saison préférée avec le printemps jolie poésie bonne journée je t’embrasse YVETTE
Il faut parfois mettre la main à la pâte du quotidien pour arrêter “nos souvenances”qui peuplent nos pensées sans fin.
Puis, pour reprendre courage et tendresse, jeter son regard :”Vers les branchages où l’oiseau somnole.”
Merci Sedna !
Les saisons passent et avec eux notre nostalgie car toute saison a ses bonheurs et ses inconvénients. L’automne va t’inspirer j’en suis certaine.
Le ciel gris de l’automne appesantit le ciel, la rentrée est là, l’oiseau s’endort, et la pénombre peu à peu progresse. La poésie, heureusement, nous élève bien au-delà des nuages, et nous permet de retrouver d’anciens parfums, de vieux souvenirs, et d’apprivoiser le futur déjà visible sur la ligne d’horizon.
Des souvenances fort bien rappelées, Sedna
l’horizon peut se reformer, se reformuler, les paysages informés des mots et des vers rapprochent nos pas et nous allons de lignes en lignes redécouvrir sous les nuages nos monts et nos vallons, réécrire ce que les signes nous amène et les échanger pour ne pas perdre leur richesses… sous les ailes des oiseaux ….