Seuls
Au détour du chemin, le vent occupe
La lande avec ses draperies d’été.
Son lit défait dans le vieux mur, la huppe
Chante déjà son refrain saccadé.
…
Et le jour s’écoule entre les terrasses
Où rêve un coquelicot affamé.
Imaginant s’extraire des caillasses,
L’heure tricote un nuage bleuté.
…
Aux ronces du silence, la caresse
Du soleil érafle le battement
Sourd des vieilles ombres qui n’ont de cesse
D’approvisionner leur grand affluent.
…
Mais le chant du cœur griffe le feuillage
Où sursautent les oiseaux endormis.
Alors, se pressent aux sources des pages
Des lueurs où nos corps sont assoupis.
…
Un poème aux mains chargées d’écriture,
Se love sous la paupière en satin
De l’espoir qui traîne dans la fissure,
Là, où se cache mon dernier chagrin.
…
Je te cherche dans le bosquet d’épines
Quand vole au loin, un joli papillon.
Par-delà les lunes, la mousseline
Du couchant recouvre le carillon.
…
Si la morsure de la nuit se couche
Dans le concert des effraies des clochers.
Je possède tout le ciel dans ma bouche.
Au jardin d’étoiles, seuls nos baisers.
…
” Par delà les lunes
La caresse du soleil
Occupe la lande ”
Bonjour Sedna,
Le petit dernier de la journée sur ce magnifique poème, très émouvant.
Bisous
J’étais passé à côte de ce très joli poème plein d’émotions. Normal j’étais en voyage.
Bonjour Sedna,
Entre ombre et lumière ton ciel se pare joliment pour l’été !
Mes bravos.
Amitiés.
Annie
Merci pour ce beau poème passe un bon lundi amicalement YVETTE …
dans la nature, seules, mes ombres s’effacent
Quand “l’heure tricote”
Un orage à tout casser
Ciel en colère
Quand les éclairs
De la nuit se sont couchés enfin
L’aube a guéri la colère du ciel
Jardin bien arrosé
Un autre jour est né !
Bon dimanche @ toi
Très beau poème que je lis toujours avec plaisir, même si je ne laisse pas toujours de commentaires.
Sur le téléphone ce n’est pas toujours l’idéal…
Bon week-end
Tes mots sont des ailes d’oiseaux qui nous entraînent dans des jardins de rêve!
Au creux des chemins
Avec toi,
J’ai cueilli les voilures d’été
Ecouté le chant de la huppe
Rêvé avec le coquelicot épuisé…
Avec toi,
j’ai caressé des feuillages
Et des oiseaux endormis…
Tes mots éclairent nos fissures
Essuient la rosée des chagrins…
Même si nos vies sont d’épines,
le vol d’un papillon nous sourit…
Et quand dans les ombres de la nuit
Résonnent de vieux carillons,
Des étoiles fleurissent
dans les jardins de nos pensées…
Marie
j’ai lu dans un roman de Benameur: “adossé à mes absences “, j’ai pensé à vous.
Au jardin d’étoiles, le rêve continue … ✨✨✨
Une ambiance feutrée, comme celle de l’été assoupi
Il est enfin arrivé, l’été et le soleil caresse ma peau. Qu c’est bon!! Un bien joli poème pour fêter cette belle saison !
Bonjour Sedna. Joli poème aussi de Mio Modus qui plonge pour mieux renaître. Bonne journée
La beauté et un peu de nostalgie dans ton très joli poème.
Tu trouves toujours de bons mots. Belle journée à toi
Des chants, des caresses, des griffes, des sursauts et même des morsures… C’est l’été, son assoupissement, ses papillons et ses baisers
ça pupule et ça ulule, et cheminant les fleurs nous donnent rendez-vous avec d’autres horizons dessinés par nos mains … l’été poursuit son chemin main dans la main avec les souvenirs…
Bonjour Sedna. De tes poèmes se dégagent toujours des images : un coquelicot esseulé, un vieux clocher, une huppe dans un vieux mur, un joli papillon, et deux âmes qui s’aiment et se cherchent, dans cdelui-ci. Bonne journée