La lune
Je suis la seule reine sur la scène cosmique
Les hommes guettent mes métamorphoses
Dans l’œil de leur lunette astronomique
De mes apogées intimes, ils se gaussent.
En révolution perpétuelle, je suis la trajectoire
De la terre et nous nous accordons, ballerines
Pour dans nos oscillations, s’offrir à nos regards
Et vibrer ensemble dans une valse, douces voisines.
De la mer solitaire des pluies à la mer des regrets,
J’étends mes cavités sans la moindre goutte d’eau
Mais, sur mes faces célestes, bizarrement dessinées
J’attire les océans de ta planète dans mon fourreau.
De Théophilus à Copernicus, mes grands cratères
Sont autant d’arènes célestes qui vêtent
Mes limbes de vastes et insondables déserts.
Dans mes paysages irréguliers, je perds la tête.
De Galilée à Apollo, mon énergie sismique
Déploie ses rêves sur les poètes attendris
Encourage tous ces charmants scientifiques
C’est décidé, je reste encore dans ta vie.
Bonjour Sedna. C’est un joli hommage à Madame la Lune. Bonne journée et bisous