Inventés
Sur la table de midi, l’eau bénite
De l’automne sent le musc et le cuir.
La fougère s’enracine et profite
De la tiédeur pour enfin s’endormir.
…
Vers le chemin qui mène à notre plage,
La dune arrondit son ventre doré.
Si le grain est rangé avant l’orage,
La cloche des ans sonne sans gaieté.
…
Et, à l’épine du jour qui s’accroche
Aux nuages tourmentés par le bruit,
Quelques aubes lointaines, sous la roche
Écrivent des vers pour chasser la nuit.
…
Mais, un verbe étourdi dans l’ambulance
A renversé sur le sol l’encrier.
Le berceau des poèmes en souffrance
Tangue parmi les ronces du sentier.
…
Si au temps d’octobre, des draps de brume
Cousent nos écorces au vent coquin,
Des landes d’ombres frappent leur enclume
Quand je cache chaque mot dans ta main.
….
Alors, naîtront les épaisses froidures
Le long des champs et bois ébouriffés.
Viendras tu t’asseoir au bord des murmures.
Nous irons l’amble, rêves inventés.
…
Le paysage d’octobre est bien campé, la nature s’adoucit et se cache dans la brume, ce mois d’automne te donne une si belle inspiration… Belle journée !
Mais les tiens de poèmes tanguent joliment, écoutant et restituant la nature qui t’entoure. Cela donne envie d’aller chercher des mots et des vers sur tes dunes..
Bonjour et bravo Sedna,
Je crois que l’automne et ce mois octobre nous inspire et de la tendresse et de la nostalgie, nous sommes sœurs de plume !
Je t’embrasse.
Annie
Oh! merci, c’est gentil de mettre mon petit texte…Cela me touche.
BONSOIR Me voilà sur ton blog pour te remercier de tes gentils coms, je vais un peu mieux la douleur la nuit s’estompe j’arrive à dormir quelques heures sans trop de douleur ouf amicalement YVETTE
Je suis revenue lire ton beau poème.
Merci revenue pour adoucir mon chagrin Sedna, je t’embrasse bien fort.
C’est un très beau poème avec des images très évocatrices de l’automne et de la nature. Les vers semblent exprimer un mélange de mélancolie et de douceur, avec une touche de mystère. La sensation de chaleur et de tiédeur se mêle à la couleur dorée de la dune et à l’annonce imminente de l’orage. Les images de la fougère qui s’endort et des aubes lointaines écrivant des vers pour chasser la nuit sont très poétiques. Et la fin du poème, avec la référence aux épaisses froidures à venir et à la promesse de rêves inventés, est à la fois belle et intrigante. Il semble y avoir un sentiment de perte et de recherche tout au long du poème, mais aussi une lueur d’espoir et de connivence.
Coup de chapeau à toi Sedna !
Coucou ma douce Sedna,
Un petit passage de ma part sur ton magnifique blog, où tu nous présentes toujours de magnifiques poèmes que j’aime lire et relire 🙂
Je te souhaite ma douce Sedna, une excellente journée et un très bon week-end
Gros bisous affectueux
Floralie
Bonjour Sedna: très beau ton poème. Il se savoure comme “La dune arrondit son ventre doré” ou encore “Si au temps d’octobre, des draps de brume…” . La vie nous pousse “l’amble”. Bonne journée Sedna
j’ai failli mettre des photos de brume..
Aller l’amble comme les belles haquenées, c’est une belle allure cavalière, en douceur !
Pourtant, la vie nous pousse, nos enfants partent et jaillissent les larmes, la vie parfois ne fait pas de cadeau.
Je t’embrasse Sedna
je ne sais si la pluie est bénite mais j’en ai souvent sur la tête
“Si au temps d’octobre, des draps de brume
Cousent nos écorces au vent coquin,
Des landes d’ombres frappent leur enclume
Quand je cache chaque mot dans ta main.”
j’adore
Des “rêves inventés” sonnent l’heure de l’orage à venir,
Pendant que des poèmes douloureux naissent à l’aube…
Peu importe la froidure, si nous allons de concert !
Merci, Sedna
BONJOUR MON AMIE j’aime te lire.. ton poême me parle et peut-être que la nuit je devrais m’essayer a écrire de jolis vers. amicalement YVETTE
Bonsoir Sedna. J’aime beaucoup ton poème et noyamment tes “draps de brume”. Bonne soirée
Tu as l’art de trouver des phrases et des mots originaux. C’est un très beau poème que tu viens d’écrire !
Toujours impressionnée par les émotions qui s’envolent de chacun de tes mots!
***
Oui, il faut
Réinventer des rêves
Dans les bruines du monde
Traverser les ombres
sous les enclumes de la peur
Retrouver l’encre perdue
Dégoulinant sur les pages meurtries
Et réécrire des poèmes
Où les aubes effacent les nuits
***
Merci Sedna pour ta poésie unique et si belle
Merci pour ces mots de ces deux poèmes tracés dont je me suis régalée
Et moi de rebondir à ma façon
S’endormir sereine
À l’eau bénite
Bercée comme dans un rêve
Paix sur l’âme en flots
Bruit des vagues
Chasseront les mauvais esprits …
Écrivons des vers pour chasser la nuit, c’est bien souvent la nuit que les vers naissent quelle que soit la saison, et si l’automne est une saison qui s’y prête, puissent-ils chasser tous les nuages de tourments !
Les ennuis de fibre ne sont pas encore complètement résolus mais une solution d’attente est en place…
Bonne fin de semaine !
Coucou ma douce Sedna,
Merci pour ton commentaire, ton poème est vraiment très très beau, il me parle c’est magnifique 🙂
Je te souhaite une agréable journée & un bon week-end
Gros bisous !
Floralie
nous irons où le vent nous mène où il nous mènera, à petits ou à grands pas, la ronde des saisons en ce moment s’emballe et nous prend dans ses bras là où le temps s’en va….
Sans aucun doute un de tes plus beaux poèmes Lise, je l’ai aimé de bout en bout et même savouré.