Désert
Les alphabets aux bras de l’écriture
Ignorent la plainte du calepin.
Mais un raffut joyeux sur la ramure
Vient ébrouer les arbres du matin.
…
Au souffle du temps, renaît cette page
Où frémit le bruissement des mots.
Dans les canopées, ramage et plumage
Se redressent enfin sur leurs pivots.
…
Au lointain, sifflent les balles des guerres.
Des conflits séculaires installés
Rongent les vies, les humains et leurs terres.
Comment arrêter les fous programmés.
…
Si dégringolent les cailloux de l’heure
Entre les murmures de mes crayons,
L’espoir neuf pointe son nez et demeure
Accroché au cœur rempli de bourgeons.
…
La lueur flirte avec l’ombre et piétine
Un silence agitant son vieux mouchoir.
Où que tu sois, collé à ta rétine,
Le rêve t’emporte vers mon boudoir.
…
Ouvrons les portes de la citadelle
Le jour accueille le printemps disert.
L’herbe folle pousse dans ma chapelle
Allumons des flambées dans le désert.
…
Mai, semble t’avoir écouté, Sedna, et il a allumé un peu violemment la flambée. On va finir grillés. Les alphabets, eux, préfèrent être bouillis.
Tant qu’il y aura des êtres raisonnables, des poètes qui font danser les mots, tant que la Nature sera belle et féconde dans des yeux éclairés, il y aura encore une chance pour que les fous de ce monde se perdent dans le noir qu’ils engendrent.
Ton poème entre ombre et lumière est très beau.
Belle fin de semaine à toi !
bonjour petite pause , je reviens dans quelques jours avec de belles photos de la montagne je t’embrasse YVETTE
Superbe…
Merci Sedna
BONJOUR Sedna la nature me reconcilie avec l’homme , qui lui malheureusement ne la respecte pas…je t’embrasse YVETTE
“Comment arrêter les fous programmés.” ? La question reste et traverse le temps depuis toujours ???
Qu’est-ce-qui programme un humain à manquer totalement de compassion, à orienter le monde à partir d’un égo démesuré……..,
Se retourner vers le: ” raffut joyeux sur la ramure” qui “vient ébrouer les arbres du matin” pour contrer notre sentiment d’impuissance d’humain ordinaire, et redonner à la vie le rayon de soleil indispensable à la vie..
Ma douce Sedna,
Merci pour ces superbes mots que j’apprécie, merci pour ton commentaire, alors ma santé ça n’est pas encore Ça malheureusement j’ai toujours des douleurs qui ne veulent pas partir.
Je te souhaite un trés bon dimanche après-midi
Gros gros bisous tendresse
Floralie
Bonjour et bon dimanche Sedna,
La nature, plus sage que l’homme, continue son avancée sans s’occuper des guerres ridicules, mais hélas, qui ôtent la vie à de pauvres innocents qui n’avaient pas demander de vivre et encore moins de mourir pour des causes encore plus idiotes !
Vive notre printemps revenu !
Amitiés.
Annie
Murmure en ramure
Sans les branches des mots
où les vies font la guerre
Pour un peu de terre.
Les fous griffonnent au crayon
Des nez rouges et des frontières
Essuient au mouchoir
La poussière des boudoirs
Et des vieilles chapelles
Où flambent encore les colères.
Alors je secoue Mes mots
Comme je bats MON drap au vent
Je tombe les portes closes
Je souffle fort sur
La cendre et les mensonges.
Et dans ce vacarme foutraque
Reste une chose légère
Un peu de paix posée
Au creux des mains humaines dont je rêve qu’il en existe encore …
Bon dimanche
Rose
Superbe poème, dès les premiers vers ! J’aime vraiment beaucoup le fond et la musicalité qui le porte au travers des rimes et d’une tonalité où l’espoir l’emporte. Nous tenons tous, de ce côté du monde, loin des balles et il le faut… Le printemps est capricieux, mais la poésie est plus forte !
On peut espérer, rêver, peindre la vie en bleu, c’est ce que l’on tente de faire… Quoi d’autre ?
Bisous de Marine
Un joli poème aussi sur l’envol de cette poétesse. Bonne journée
On pourrait arrêter les fous meurtriers,
si l’on gardait au coeur l’espoir bien accroché …
Bonsoir Sedna. Comme tu l’écris avec poésie, les beautés de la nature au printemps nous permettent d’oublier un moment les menaces et les guerres au loin. Bonne soirée
BONNE Journée et on espère un peu de soleil, on en a bien besoin ..passe un bon vendredi bises amicales YVETTE
Mon commentaire a disparu ?
J’aime ton envolée lyrique et poétique qui peut nous aider à oublier, ne serait ce qu’un instant, les horreurs du monde ! À bientôt !
En ce printemps les oiseaux chantent à tue tête pendant que les canons tonnent
dans le ciel du moyen orient! Ainsi va le monde ….
Encore un poème qui résonne en moi comme un espoir ! Merci pour cette belle envolée lyrique ! Bonne journée !
Bravo aussi aux images poétiques de Vénus…
bonjour mon amie hier je me suis achetée un parapluie rose de manière de voir la vie sous un meilleur angle car là je suis saturée par ce que notre monde vit…merci pour ces jolis mots je t’embrasse YVETTE
Un joli poème entre désespoir et espoi de voir revenir de jolis jours dans la nature et entre les hommes..
les mots sur le papier se lisent dans le temps, la description des évènements vient bouleverser notre impuissance, reste à dire et dénoncer, se souvenir et énoncer et avec l’aube et le printemps regarder avec les oiseaux ce que le ciel nous dessine ?