Dans le vent
Au loin, un soleil claque ses volets.
Sur la ligne des crêtes, la morsure
Des premiers froids fait trembler les bleuets,
Le jour fatigué court à toute allure.
…
Juste ce froissement de nos saisons
Qui rappelle l’odeur de la châtaigne.
Le cerf écrase quelques champignons
Alors que l’ombre progresse, bréhaigne.
…
Sous la bruyère, le chant éraflé
Du silence perce l’automne rousse.
Et, le vent impatient s’est invité
Sur tout ce qui remue sur la mousse.
…
Alors, j’enroule nos mots dans le cœur
De ces grandes forêts où les murmures
Diffusent lentement une lueur.
Suis-moi vers ce passage sans gerçures.
….
La dernière pierre sera le lit
Où nous pourrons nous endormir sans crainte.
Chaque rime réchauffera la nuit
Qui dépose sur les arbres sa plainte.
…
L’espérance reviendra sous le gel.
Partout où tu es, l’été ressuscite.
Les coquelicots et leur carrousel
Se préparent déjà dans leur guérite.
…
Nota : bréhaigne: stérile
Très joli poème dont on visualise bien les images. Tu nous as devancés avec ta précision du mot “bréhaigne”…
J’aime beaucoup “Au loin, un soleil claque ses volets.” cette phrase annonce tout de suite la nouvelle météo qui se met en place, le soleil disparait pour laisser la place au froid mais on y trouve aussi, au fil du poème, la promesse du réveil de la nature. Le beau temps reviendra, c’est une belle note d’espoir. Bonne soirée !
Le lit, la pierre, le chant éraflé, toujours de belles images. Bravo.
Bonjour Sedna,
Ah si le coquelicot déjà s’invite, j’ai le moral qui revient sous tes mots charmants !
Merci et bravo Sedna !
Annie
Toutes les rimes de décembre sont bien là,au chaud, dans ton poème et déjà,tu nous fais rêver au rouge des coquelicots, là bas au bord de la forêt… Je te suis complètement !
À bientôt !
Joli poème plein de douceur…
Bon dimanche.
Je connais bien le blog de l’écureuil que j’apprécie beaucoup car très diversifié.
Bises
Pas à pas vers l’hiver
l’automne nous berce encore
nuits de gel, jours de soleil
l’herbe frissonne sous sa couette blanche
puis reverdit quand sonne l’angélus
soirées précoces et feux de cheminée
décembre clôture l’année
Gel sur la contrée
Crainte au vent
Gerçures froides
Volets fermés
Mousse pour la vielle bréhaigne qui s’en contentera
Malgré le froid qui s’installe, l’attente et l’espoir gardent au chaud.
Ta poésie décrit les saisons merveilleusement bien.
Bon week-end
Les saisons rythment nos vies. Les coquelicots et leur carroussel qui se prépare sont plein d’espoir de jours ensoleillés à venir !!
Vraiment très beau j’aime beaucoup : Partout où tu es, l’été ressuscite.
Bonjour Sedna. J’ai lu la citation de Michel Conrad. Les mots ont leutr importance, peuvent réconforter, rassurer, encourager. Bonne journée
S’endormir sans crainte et se laisser réchauffer par la nuit qui a déposé toutes ses plaintes. Rêver de bruyère, de mousse et de châtaignes. Et puis suivre l’ami(e) vers le passage qui mène vers un soleil nouveau…
l’ombre des saisons défile encore plus vite quand vient l’hiver, est ce le froid qui rétrécit les matières ou la lumière qui se déplie de moins en moins laissant à la nuit une place plus ample, les ombres qui semblent stériles car n’ouvrant pas sur les couleurs, mais ce n’est que hibernation, l’espoir du solstice apporte des rêves et des souvenirs…
Bonjour Sedna. J’aime l’espoir qui filtre dans tes poèmes très impressionnistes et je visualise bien” Les coquelicots et leur carrousel qui Se préparent déjà dans leur guérite.”
Bonne journée
tout se mélange comme dans un cauchemar fleurs d’été et vent d’hiver
Beaucoup d’espoir dans ce poème. Espoir qui semble voyager par dessus les saisons.
Un poème de saison, mais tout doux quand même !
Le vent froisse les saisons
Qui errent entre bruyère
Et les récoltes d’automne…
Tes mots sèment leurs lueurs,
des lucioles d’espérance…
Nos nuits seront plus douces
En relisant tes poèmes,
En écoutant bien au chaud
La musique de tes rimes…
Les 3 dernières strophes sont remplies d’amour et moi l’amour j’aime! J’ai perdu mon compagnon du Covid en 2022 et souvent je pense à ce que nous ne ferons plus ensemble, voyages, balades, petits dîners aux chandelles, et tout cela, même si nous ne le vivions pas au quotidien moi en France et lui en Ecosse, était précieux.