Canicule
Comprimé sur l’étau, le sel des mots
Transpire dans la torpeur du silence.
Plus loin, la mer agite ses grelots.
Le sable s’endort dans la turbulence.
…
Son gosier sec, l’oiseau cherche un abreuvoir.
Les roses en sursis font grise mine.
Dans le jardin fendillé, vrai mouroir,
Même la pierre tremble sous l’épine.
…
Seul, s’exhale le parfum accablé
De la menthe sous nos frêles ombrelles.
Le rêve engourdi n’est plus que vacuité
Et les chevaux de feu sont citadelles.
…
Les chevreuils harassés, trop assoiffés
Abandonnés dans leurs forêts bouilloires
Se contentent de feuillages froissés,
Accrochés aux visions d’autres victoires.
…
Dans l’heure qui monte sous la paupière,
Ma carcasse ignore cette chaleur.
Jusqu’aux cendres rougies de la lumière,
Je fuis vers la pergola de ton cœur.
…
Sans répit, le matin déjà claqué
Revient ligoter le temps aux pendules.
Au chas de l’ombre, se suspend la clé
Quand s’installe ce jour de canicule.
…
On ressent parfaitement la touffeur de chaleur qui plombe l’espace et le temps. Votre dernier paragraphe clôture superbement votre belle et juste description.
Joli poésie sur la canicule qui a sévi chez vous et qui sévit actuellement au Québec.
Amitiés
La lecture de ton poème est accompagné ici,en direct,par le chant des cigales… Merci pour ce moment poétique malgré tout! Tes mots sont vraiment d’actualité !
Bravo pour ce magnifique poème, on la sent bien cette canicule, on la vit, elle nous oppresse, même. Espérons qu’elle ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Bises Sedna.
Ca fait si longtemps que je ne suis pas venu ! tes poémes sont toujours aussi beaux quel plaisir de les retrouver !
Très beau poème…
Merci Sedna…
Bravo. Un florilège d’images pleines de sens et de réflexions.
Le temps ligoté à la pendule, le sel des mots.
La chaleur caractérise notre temps, une certaine forme de chaleur.
Belle journée à toi.
Dans ma musette de vie, tant de souvenirs d’été.
Finir doucement l’été est ma priorité.
Mes chemins régionaux
Mes océans verts
Loin de la galère
Des corps entassés
À frire sans pitié.
Je choisis les sentiers, le silence des feuillages
Les horizons où le vent remplace le vacarme
Et les paysages qui offrent encore
Le luxe d’un souffle libre.
Le luxe de me sentir encore vivante
BONNE journée @ toi
Rose
Mon jardin est assoiffé et les fleurs n’en peuvent plus. Il est temps que la pluie arrive et qu’un vent léger rafraîchisse l’atmosphère ! Le réchauffement climatique n’est pas une utopie !
bonjour içi la canicule continue avec 37 degrés annoncés mais le pire ce sont les nuits torrides..on vit vraiment au ralenti…je t’embrasse YVETTE
Un très beau poème qui exhale cette chaleur qui nous harasse nous mettant au défi de lui résister mais qui nous rappelle aussi que tout le vivant souffre sur notre planète. Aurons-nous le temps de nous adapter, j’en doute !
Je te souhaite une agréable semaine !
En effet, chère Sedna, le temps semble s’arrêter et tout somnoler ! Tu le dis avec brio.
L’oiseau se tait, chacun cherche l’ombre, ce matin jardin et personnes respirent mieux et espèrent malgré les mauvaises nouvelles !
Je t’embrasse
Marine
bonjour mon amie cette canicule épuise bien des organismes..on vit au ralenti..il est vrai que notre pauvre France ..pas normal que quand on travaille on n’arrive pas a finir les mois..et nous parents bien sûr sont là pour aider..j’ai une de mes filles dans la même situation que toi..et certains s’en mettent pleins les poches..je t’embrasse YVETTE..
Bonsoir Sedna. Bravo aussi à Will pour son poème. Bonne soirée
Ton poème sur la canicule est superbe. On sent que tous en souffrent, plantes, animaux, humains et même les pierres. C’est dire la compassion universelle qui s’y déploie. Bravo
Un poème d’actualité et qui définit parfaitement ce qui se passe pour la nature et la faune.
Mes pensées vont bien évidemment à toutes les personnes qui souffrent de cette chaleur…
Chez nous les abreuvoirs sont présents toute l’année.
Bonne soirée et merci de ton p’tit message sur mon univers.
Bisous
Bonjour Sedna,
Cette période de canicule, la plus dure jamais enregistrée ici en Vendée, nous laisse sur les rotules !
J’ai même abandonné l’ordinateur !
Bravo et merci pour tes mots plus poétiques que mon jardin desséché du coup ! Mille fois hélas !
Amitiés.
Annie
Mon jardin se meurt doucement. Les roses sont grillées. Quant aux hortensias ils sont carrément brulés !! Mes chats n’en peuvent plus. Vive la pluie !
Tu as su trouver les mots pour décrire le feu de la canicule qui brûle les humains et les animaux et aussi la nature… La vie se réfugie dans les ombres des murs rêvant d’un peu de fraîcheur…
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trouver par hasard!
Ronsard évoque un épisode caniculaire dans son “Ode de la venue de l’été”, rédigée au cours de l’été 1547 .
« Dejà les grandes chaleurs s’émeuvent,
Et taris les fleuves ne peuvent
Leurs peuples écaillés couvrir.
Déjà voit-on la plaine altérée
Par la grande torche éthérée
De soif se lâcher et s’ouvrir.
L’étincelante Canicule,
Qui ard, qui cuit, qui bout, qui brûle,
L’ardeur nous lance de là-haut,
Et le Soleil qui se promène
Par le bras du Cancre, ramène
Tels jours recuits d’extrême chaud…»
Un poème de circonstance et tu sait mettre les mots sur les maux !
Merci à toi. Que te journée soit la plus douce possible.
bonjour bien d’actualité cette poésie..je suis très contente pour mon fils il était sur le point de craquer tellement était la pression au travail..il a fait un bon choix..il est tellement gentil..bonne journée bisous
le temps lors des épisodes de chaleurs fortes pèse plus lourd ? ralentit-il le déroulement ou agit il sur nos nerfs qui se pelottent et donnent à chacun des mots où il doit se réfugier, mais autour dans le milieu dit naturel ? que se disent les oiseaux et tous les habitants ? lire dans le regard d’un chevreuil, d’un chat et tenter de traduire ?
Un poème inspirant et inspiré… ! Toujouurs des images qui ne sont que tiennes, si originales. Un vrai plaisir de te lire de bon matin avec juste le chant discret des oiseaux… Dans tes mots, on entend en même temps le froufrou de la mer et la pesanteur, déjà, de la chaleur qui s’installe.
J’aime aussi beaucoup le poème de Will sur ta page d’accueil !
Bonsoir Sedna. Joli poème pour décrire cette canicule, harassante pour nous, la faune et la flore. Bonne soirée
Un très beau poème Sedna, celui-là je l’aime tout particulièrement. La canicule nous atteint durement et certaines régions plus que d’autres, hélas”, mais tes mots en décrivent bien les états des animaux et des humains face à ce fleau.