Bruine
Ta comète bourlingue dans le ciel
Réfutant la complainte du silence,
Qui erre à la recherche d’un cheptel
Gelé pour affirmer son existence.
…
Là-bas, on aperçoit dans le lointain,
Un premier feu de l’aube qui grignote
Des flocons égarés sur le matin.
Une lumière renaît et clignote.
…
Sous l’œil clos d’un soleil en devenir,
Un papillon butine l’éphémère
Courbure du temps où revient mûrir
Le narcisse sur le sol en jachère.
…
Si la lune rumine son humeur,
Au creux des nuages pâlots, le rêve
Devient ce grand oiseau dans les hauteurs
Qui ébrèche de la saison, la sève.
…
A la lisière de ton alphabet,
J’écris sur le coton de ton nuage.
Les mots champêtres forment un ballet
Qui danse autour d’un joyeux verbiage.
…
Et, mon cœur suspendu sur l’étendoir
De tes pensées, répare l’espérance
Qui avait chaviré sur le trottoir.
La lumière offre enfin sa pitance.
…
Dans la nef du jour, résonne le vent
Colportant des discours sur les ruines
De l’hiver dévêtu et indigent.
Ton étoile éclaire enfin la bruine.
…
” Premier feu de l’aube…
Un soleil en devenir…
Éclaire la bruine ”
Bonsoir Sedna,
C’est tellement facile avec tes vers exceptionnels de composer. Si tu m’autorises je voudrais bien publier sur mon blog les 5 haïkus que tes doux poèmes m’ont inspirés.
Bises et bonne soirée
La bruine éclairée par tes mots nous parait une chose merveilleuse.
Tu as toujours de belles expressions très imagées, souvent subtiles et toujours optimistes au final. Bienheureux les rêveurs puisque “le rêve
Devient ce grand oiseau dans les hauteurs
Qui ébrèche de la saison, la sève.”
Merci de ce voyage qui nous met dans l’attente de jours meilleurs, tout en goûtant au présent.
bonsoir mon amie et non c’est demain que mon homme randonne…aujourd’hui a été une journée calme avec un bon livre pour moi…je t’embrasse YVETTE
Un très joli poème sur une saison froide et humide, j’aime particulièrement “Et, mon cœur suspendu sur l’étendoir De tes pensées, répare l’espérance”, magnifiquement poétique !!!
Chaque saison a ses qualités et ses défauts, l’hiver est froid d’accord mais il pousse aussi à rester chez soi pour réfléchir, rêver, créer. J’aime beaucoup ces moments d’introversion dont on ne tient pas très compte lorsque le soleil et la chaleur nous entraînent à être dehors…
Bisous, belle soirée !!!
Merci Sedna pour cette berceuse en vers ! Nous en avons bien besoin en ce cœur d’hiver qui nous lasse !
Vivement donc le renouveau qui pointe un peu !
Amitiés et bises.
Annie
“A la lisière de ton alphabet,
J’écris sur le coton de ton nuage.
Les mots champêtres forment un ballet
Qui danse autour d’un joyeux verbiage.”
Tu trouves toujours les bons mots pour nous enchanter.
On dirait un p’tit parfum de printemps et ça fait du bien.
Belle semaine.
Cette étoile,qui éclaire la bruine, est celle qu’il faut suivre ! 🌟
Que te dire ma douce amie, ce poème est une pure merveille comme tu sais si bien les écrire, merci à toi ma douce amie pour tes commentaires sur mon blog et tes beaux partages, bonne fin de dimanche, gros gros bisous
Floralie
Bonjour Sedna: L’hiver s’accroche encore et les après-midis de pluie de février s’accumulent. Mais ton poème sonne l’espoir d’une fin à la fois proche et lointaine comme la bruine qui ne sait pas si elle doit pencher du côté de la pluie ou du brouillard. Merci pour ce bouquet de mots au parfum d’avenir printanier. Bon dimanche.
Qu’il est beau ce poème !
J’aime cette bruine.
Bon après-midi Sedna
Enfin une éclaircie à l’horizon de l’océan ! Merci pour cet espoir si bien écrit et ressenti !
Sous la brume
Le coton vole en une dance endiablée
Sous la brume, l’hiver frissonne
Le vent murmure l’ombre tremble
Et le ciel, tissé de nuages
Sème en silence son doux message
Un frisson d’eau dans l’air léger
Comme un espoir à partager
Les étoiles pleurent sur la terre
Les feuilles cirées s’égouttent
Des gouttes d’amour pour tout réparer
La neige saupoudre fine et légère
Sur chaque branche, chaque pierre
Et chaque flocon, même éphémère
Nous dit : demain, tout renaîtra
Le sol assoiffé, tend ses bras
Accueille la pluie au compte goutte
Le cœur de la terre attend le printemps
Déjà des bourgeons précoces
Respectons la nature, ne soyons pas pressés…
Bonne fin de semaine @ toi
Rose
Bonjour Sedna,
joli poème “Te revoilà” est une véritable merveille de poésie et de profondeur émotionnelle, les images que tu évoques sont puissantes et touchantes, créant une atmosphère à la fois douce et intense, la métaphore de l’onde, tantôt présente et vibrante, tantôt évanescente, symbolise magnifiquement l’essence des souvenirs et des émotions, les mots ondulent avec grâce, rappelant la mer et ses mystères, et chaque vers semble murmurer un secret ancien, un écho étouffé d’un passé qui continue de vivre à travers les souvenirs, la fusion de l’amour et de la nostalgie se déploie avec une élégance rare, capturant la beauté éphémère des moments partagés, derrière le paravent de l’ordinaire, ta poésie dévoile un monde où tout est permis, où les étoiles mortes brillent encore, piégées dans le temps, c’est une réflexion poignante sur la persistance des sentiments et des impressions, une célébration de l’amour et de la mémoire, merci de nous offrir cette précieuse caresse de mots, que tes étoiles continuent de briller et d’inspirer, bisous, amitiés poétiques, Régis.
ON arrive au bout de l’hiver. Le papillon et les narcisses sont les signes précurseurs de printemps. Sur ma pelouse j’ai vu un crocus tout jaune !
On aime se promener sous la bruine de tes mots!
***
Bruine de mots
En flocons de lumière
Bruine papillons
Sur les bébés jonquilles
Bruine de rêve
Sur des plumes d’oiseaux
Bruine de danse
Sur le chant de l’hiver
Bruine de vent
Sous l’étoile de nuit
Sous la bruine
et des flocons de neige,
Dame Nature se prépare
à son prochain éveil.
Le silence est de mise.
La lune n’a pas fini de ruminer.
le soleil grignote des p’tits bouts d’heure.
réfrénant nos précipitations,
Laissons le temps au temps.
Le chant du vent en voyage
du printemps sera le messager…
en réponse à Broutilleb
Pas si jeune que ça, la photo date de l’été dernier et on vient de fêter les 33 ans de ma fille… -)
Bonjour Sedna. Le poème de Will, Ondine, évoque un beau souvenir, fantôme d’un amour. Bonne journée
La saison nouvelle montre enfin le bout de son nez. Même si l’hiver s’accroche avec ses doigts gelés, les nuages s’écartent peu à peu pour laisser passer la lumière. Un beau poème, très inspiré, sur un espoir qui progressivement, insensiblement, grandit et s’installe.
À bientôt, Sedna
vous êtes toute jeune et souriant joliment. la bruine, vous êtes positive, j’en ai marre de cette pluie permanente.
J’aime l’espoir qui se dégage de tes vers avec la lumière qui renait, le papillon qui butine, la narcisse qui apparait. Bonne journée
l’hiver n’est pas encore fini, il traine ses mots et des brumes, ses givres et ses matins gris, alors je laisse aux oiseaux le soin de dessiner les matinées et de lancer leurs chants, eux anticipent et certains chantent déjà, la lumière qui petit à petit vient souligner sur la vitre les rayons rares de soleil ….
BONJOUR MON AMIE Tu me combles de bonheur avec tes jolies poésies..je te souhaite une belle journée…amicalement YVETTE
Je me réabonne en direct et me désabonne de Blogtrottr.
Tu trouves toujours des rimes qui me surprennent chaque fois. Ici j’ai un peu l’impression de sentir un parfum de printemps en devenir.
Bonsoir Sedna,
Toujours un plaisir de lire ta poésie, lumineuse en ton âme. L’espoir est toujours dans tes vers, il éclaire la nouvelle saison qui éclot dans ce “cœur qui répare l’espérance”. Ce narcisse, fleur d’un nouveau printemps qui vient, est la fleur d’une belle promesse : Malgré l’obscurité, le chaos de ce monde, notre terre Gaia, fait refleurir, toujours en son sol germé, des promesses à venir… ne perdons jamais l’espoir, pour une saison nouvelle. Cette étoile qui éclaire enfin la bruine, chasse l’obscurité pour illuminer la vie !
Très belle écriture puisée à la nef de ton âme !
Merci Sedna, prends soin de toi.
Toute mon amitié et ma rose.
Une très jolie douceur parcourt ce poème… Il n’y a que toi pour inventer un tel chant avec, par exemple, cette “complainte du silence”… J’aspire souvent au silence, pour ma part, mais la musicalité douce d’un espoir qui revient avec la lumière nous fera du bien à tous. PS : “Bruine” : j’ai toujours adoré ce mot !