Bienvenue dans ce jardin d’étoiles…

EN CIEL FONCÉ D’AVRIL

Il est des lunes emplies de songes
Arrachés à la crête des jours,
Des complaintes surannées glissant au ras des dunes,
Qui s’ensablent sur la lande,
Entre bruyères et ajoncs.

Des plages longues où naissent des muses, après l’hiver,
Dans la brume et l’écume,
Quand la mer se retire,
Découvrant des récifs nus,
Imprégnés de mémoire saline.

Et puis voici l’île blanche,
Accueillant d’infinies saisons,
Ton regard où coulent des fleuves d’Orient,
Les mains qui songent à l’or des crépuscules,
Et la brise orpheline dans le jardin suspendu.

L’attente exaltée avant la mousson,
L’odeur de cheveux et de mousse des bois quand il pleut,
Ton corsage de thym s’ouvrant en ciel foncé d’avril,
En bordure de nuit marine
Volée au temps.

Marco Trébuchet Leroux (sur facebook)

Derrière le paravent de l’ordinaire, se cache la poésie où tout est permis…

Derrière le paravent de l’ordinaire se cache la poésie où tout est permis
Il y a des étoiles mortes qui brillent encore parce que leur éclat est pris au piège du temps.
Don DeLillo